La Fé2a n’est pas a-politique mais bien ancrée à gauche

Par UNI Archives

Le 7 janvier 2008 à 19h46

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Il est difficile pour les étudiants de s’en sortir dans la nébuleuse des organisations ou syndicats étudiants qui arpentent les campus angevins. L’UNI Angers, la droite universitaire, elle, ne se cache pas et revendique son statut de « droite universitaire ». Les autres organisations, par electoralisme pur, cachent leur réelle identité.

L’UNEF

La bien connue, n’est autre qu’un syndicat étudiant qui se revendique apolitique, c’est à dire qu’elle n’est affiliée à aucun parti. Mais ne nous trompons pas, cette absence d’affiliation ne constitue pas une absence d’idéologie. Sur Angers, l’idéologie dominante serait social-démocrate mais cela n’a pas empeché à certains membres de l’UNEF de siffler leurs « camarades » lors des AG en Lettres. Et pour cause, les socio-démocrates ne sont pas les seuls à l’UNEF Angers et certains militants appartiennent à des partis beaucoups plus « ultras » : PCF, Luttes Ouvrieres. Hétéroclite, l’UNEF mange à tous les rateliers de la gauche. Allant des causes bobos aux « luttes sociales » selon l’expression consacrée. Quelle crédibilité pour un mouvement qui est incapable d’avoir une unité dans son message aupres des étudiants, comme ce fut le cas sur les blocages.

La Cé

Confédération Etudiante. Branche scissionniste de l’UNEF et qui ne vit que de sa présidente, Julie Coudry et de la CFDT. Présente uniquement le jour des elections, la Cé a le bon gout de reprendre les thèmes défendus pas l’UNI depuis plus de 15 ans : l’égalité des chances et l’insertion professionelle, mais votant toujours avec l’UNEF… Malheureusement.

La Fé2a ou FAGE

Fédération d’associations étudiantes angevines semble plus assidue à l’organisation de soirée qu’à siéger dans les conseils ou elle est élue. Cela au détriment des étudiants qui les ont élus. Plus grave : elle est adhérente au niveau nationale à la FAGE. Organisation étudiante qui se targue d’un apolitisme étonnant et qui est de plus en plus remis en cause. Tant en interne qu’en externe. L’article du 14 décembre 2007 paru dans Valeurs Actuelles denonce notamment les récentes positions politiques adoptées par la FAGE et le scandale de detournement de l’argent des étudiants auquel elle a été liée :

[…] La condamnation de l’ancien président de la Fage dans l’affaire de la Mnef (ex-LMDE, mutuelle étudiante), à la suite de celles de SOS-Racisme et de certaines fédérations de la CFDT ou de FO, ne va donc pas rassurer les associations étudiantes adhérentes à la deuxième organisation étudiante française, qui redoutaient déjà la politisation progressive du mouvement. Car les vues politiques du bureau national s’éloignent petit à petit des aspirations de sa base. En effet, si la Fage parle de «l’indépendance politique, syndicale et religieuse qui la caractérise», elle multiplie pourtant depuis quelques années les alliances syndicales, notamment lors du vote en conseil d’administration du budget 2007 du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (CNOUS), que la Fage a rejeté, au côté de l’unef, de la CGT et de l’Unsa.

L’organisation étudiante est même représentée au Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) par un ancien responsable local de l’Unef, et délégué général des jeunes radicaux de gauche.

Lors de la contestation étudiante contre le CPE en 2006, la Fage avait adopté une position syndicale réformiste en appelant à rejeter la loi sans bloquer les locaux des universités. Comme l’Unef cette année contre la loi Pecresse sur l’autonomie des universités. […]

Un an plus tard, loin de respecter la ligne apolitique inscrite dans ses statuts, à la suite de l’élection présidentielle, Thiébaut Weber, président de la Fage, interviewé par Europe 1 le 10 mai, appelait les assemblées générales réunies dans les universités « à exprimer un désaccord avec la politique énoncée par Monsieur Sarkozy ».

Dérive syndicale? Pour l’ancien président de l’Unef, Bruno Julliard, la réponse est claire. Le 19 septembre 2007 dans un entretien accordé à l’Agence éducation et formation (AEF), Bruno Julliard parlait d’un « rapprochement important entre l’Unef et la Fage au moment des discussions sur la loi [Pécresse], en particulier sur la démocratie étudiante, la sélection en master et sur l’autonomie » et élargissait même son propos: «Je souhaite que ce rapprochement se poursuive (…) Pourquoi ne pas engager des discussions avec la Fage sur l’unification du mouvement étudiant?)

Conséquence de ce rapprochement? Les deux organisations vont jusqu’à adopter des slogans similaires. ainsi l’année dernière lors des campagnes « Qu’aurez-vous fait de nos 20 ans? » de la Fage et de l’Unef « Qu’allez vous faire de nos 20 ans? »

V.Goux – Valeurs Actuelles 14 décembre 2007

Dans une dépêche de l’AEF du Jeudi 27 décembre 2007, M. Weber, affirme avoir adressé des courriers pour appeler « au rêve d’une organisation unique ». Et il rappelle que ce « rêve » d’un mouvement unifié a déjà existé en France, « au début du XXème siècle », dans le cadre d’une « organisation aujourd’hui disparue et que l’on a coutume de nommer ‘la grande Unef’ « .

Dans une interview à L’AEF, Jean-Baptiste Prévost a confirmé engager des rapprochements avec la Fage, tout en considérant que « l’Unef pourrait être la maison commune ».

Et après la Fage parle d’apolitisme alors qu’elle souhaite réveiller de ses cendres la Grande UNEF. Difficile, alors, de faire preuve d’apolitisme.

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