La Sorbonne ne connait pas la crise

Par UNI Archives

Le 19 juin 2009 à 22h15

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L’université Paris 1 Panthéon – Sorbonne n’a pas profité de la commémoration de l’appel du 18 juin 1940 pour lancer – à son tour – un appel en faveur de l’insertion professionnelle des étudiants qu’elle forme.

Le CEVU, réuni ce jeudi 18 juin 2009 a été l’occasion de débattre sur le rapport « expertise licence » de l’AERES. Il s’agit d’un rapport très intéressant en ce sens où il démontre – nonobstant la qualité des formations à l’université Paris 1 Panthéon – Sorbonne -, que la priorité de l’université Paris 1 n’est pas celle de l’insertion professionnelle. Les recommandations sont quasiment chaque fois les mêmes : dans le domaine « sciences humaines et sociales », l’AERES affirme « qu’il conviendrait de fournir des informations sur l’insertion professionnelle des étudiants et des données chiffrées » ; en droit, science politique et sociales, « il conviendrait de développer de manière plus prégnante des UE de professionnalisation (stages…) » et « il conviendrait d’améliorer le suivi professionnel des étudiants pour valoriser les débouchés par la prise en compte d’enquêtes en matière de devenir professionnel ».

Les autres associations étudiantes ont témoigné leur désintérêt sur la question : en effet, les élus SUD ont préféré ne pas siéger, refusant ainsi le débat quand bien même il s’agissait de débattre sur une question cruciale pour l’avenir des jeunes de l’université ; l’UNEF quant à elle est restée silencieuse.

Face à ce mépris envers l’avenir des étudiants sorbonnards, l’UNI a interpellé le vice-président du CEVU pour demander des explications sur l’inaction de l’université : celui -ci répondit que « l’université n’a pas encore eu le temps de travailler sur la question ».

L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ne connait pas la crise. N’y a-t-il pas urgence – dans cette période de chômage massif – d’étudier des pistes pour l’insertion professionnelle des étudiants?

Majoritaire au CEVU, l’UNEF préfère rabaisser le rayonnement culturel de l’université et plus généralement le rayonnement de la France dans le monde en ne votant pas des conventions avec des pays étrangers. Reste que la question de l’emploi est occultée voir méprisée par les élus UNEF.

C’est la raison pour laquelle l’UNI déposera à la rentrée prochaine une motion visant à favoriser le rapprochement de l’université avec le monde professionnel notamment en proposant régulièrement des conférences université-entreprise, une plus grande offre de stages et l’intervention de personnalités extérieures comme cela est le cas dans les grandes écoles.

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