Le campus de Pau : bloqué depuis le 9 novembre 2007

Par UNI Archives

Le 6 décembre 2007 à 21h00

Image Le campus de Pau : bloqué depuis le 9 novembre 2007

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La matinée du jeudi 06 décembre 2007 qui aurait dû marquer la reprise des cours n’a fait que mettre en évidence, une fois de plus, la « protection » dont bénéficient les bloqueurs. En effet jouant le jeu du rapport de force, ils ont bel et bien démontré que l’on peut faire tout et n’importe quoi, dans l’illégalité la plus totale bien entendu, sans aucune crainte d’éventuelles conséquences.


Les forces de l’ordre présentes sur le campus ce matin ont néanmoins procédé à l’évacuation des locaux de la faculté de Droit-Sciences Economiques avant de faire face aux bloqueurs devant l’entrée principale du même bâtiment. De façon similaire les CRS ont « libéré » l’entrée en partie afin de permettre aux étudiants d’aller en cours, passage autorisé sur présentation de la carte étudiante afin d’éviter tout débordement.

Dans le même temps les cours avaient normalement repris en Faculté de Sciences, et bien entendu les bloqueurs sont partis les perturber puisque la tenue des enseignements ne rentrait bien évidemment pas dans le cadre de la « démocratie » instituée par l’assemblée générale « légitime » et « souveraine ».

Par conséquent la Présidence a décidé de procéder à une fermeture administrative jusqu’à lundi 10 décembre, au matin. Les étudiants présents en faculté de droit n’ont donc pas eu la possibilité de recommencer les cours et ont dû quitter les locaux.

Il va de soi que l’état d’esprit reste empreint d’amertume et de rancoeur…

D’amertume devant une situation qui ne cesse de dégénérer et qui tend plus à « protéger » et à conforter les bloqueurs dans leur illégalité, aux dépends des étudiants dont le seul souhait est de pouvoir travailler librement. De rancoeur devant une administration dont la position face à ce blocage se voudrait apparemment claire (une opposition « unanime » face à ce moyen d’action) et qui pourtant a énormément de mal, aujourd’hui, à prendre ses responsabilités et à choisir de manière précise l’orientation des mesures à prendre.

Il est évident pour tout le monde que le but premier est la reprise des cours de façon durable, cependant devant le « jusque-boutisme » des bloqueurs et la « timidité » de l’administration, nous tombons dans un rapport de force qui s’enlise indiscutablement, toujours aux dépends des étudiants dont le seul but sur un campus d’université est de pouvoir assister aux cours dans le calme le plus total afin de réussir les examens de fin d’année qui sont, pour « l’anecdote » trés sérieusement menacés à l’heure actuelle.

La dernière (mauvaise) surprise de la journée émanera de notre Présidence (encore?) qui, par le biais de la radio, va justifier la fermeture administrative de l’université par la crainte de montées de violence de la part des antibloqueurs…(comme quoi cette journée était prédestinée à être désastreuse…). A se demander si dans cette annonce on ne s’est pas trompé de camp… Voilà néanmoins un exemple (de plus) qui renforce la « victimisation » dans laquelle se complait le groupuscule de bloqueurs.

Ces tristes nouvelles étaient pourtant bel et bien celles de cette journée du 6 décembre 2007, dans l’attente toujours d’une reprise des cours durable, dans un climat « apaisé »

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