Le CNE un an après (II) : « La Chambre des Métiers persiste et signe… »

Par UNI Archives

Le 15 septembre 2006 à 12h38

Image Le CNE un an après (II) : « La Chambre des Métiers persiste et signe… »

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Dans le cadre du premeier anniversaire du C.N.E., nous reprenons ici un second article paru dans les D.N.A. du 13 août 2006 et signé Jacqueline PEREZ.

Dans cet article, la Chambre des Métiers apporte un soutien résolu et raisonné à cette mesure favorable à l’emploi, et injustement combattue par des syndicats trop frileux ou manipulateurs…

 » Alors que le premier anniversaire du « contrat nouvelle embauche » a été marqué par les habituelles polémiques -pour ou contre- la Chambre des Métiers persiste et signe. Témoignages à l’appui.

Persuadé qu’avec le contrat nouvelle embauche (CNE), les petits artisans tenaient là un outil qui allait leur permettre de sortir, si les besoins de l’entreprise le faisaient sentir, de leur grande prudence, le président de la Chambre des Métiers, Bernard STALTER, avait tenu à ce que soit signé, ici en Alsace, le premier contrat nouvelle embauche de France.

C’est ainsi qu’au matin du 4 août, Patrick PAULUS, patron de Nord Est Automobiles Dépannage, de Geispolsheim, amorçait avec Louis GARCIA une collaboration qui, un an après, reste d’actualité. Alors que son employé est en vacances, Patrick PAULUS, rappelle aujourd’hui ce qu’il avait précisé en avril dernier, lors d’un premier bilan : la souplesse de ce contrat « lui a permis d’embaucher plus rapidement que prévu une personne supplémentaire et de développer ainsi le dépannage sur place« .

« C’est un exemple, mais il y en a eu, depuis, des centaines d’autres« , lance le président de la Chambre des Métiers qui, en novembre, initait un « Tour d’Alsace » destiné à expliquer aux artisans, au cours de réunions en présence de l’ensemble des services publics concernés, les nouvelles mesures pour l’emploi. Et qui embauchait, en janvier, quatre jeunes chargés de mission pour aller faire du porte-à-porte, durant six mois, dans les entreprises artisanales.

« De leur rencontre avec 648 artisans, il en est sorti 314 CNE, déjà signés ou à conclure prochainement« , résume Marlène SCHAEFFER, soulignant l’intérêt des artisans, une fois que le principe est bien expliqué. Hayat MOUSSAOUI, l’une des quatre chargées de mission, dont les contrats ont été prolongés par la Chambre des Métiers, a tiré de cette première expérience deux conclusions : « la moitié des 214 contrats aujourd’hui signés l’ont été à l’issue d’un contrat d’apprentissage. Cette formule a permis l’embauche de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans« .

C’est ainsi que l’entreprise liebau de Barr (chauffage), qui avit déjà embauché en CNE un jeune, à l’issue d’un CDD de trois mois, devrait signer la semaine prochaine un autre CNE avec son actuel apprenti. Chez TME Entreprise (appareils élévateurs) à Ostwald, après deux embauches par CNE en mars et avril, un troisième CNE a été conclu le mois dernier avec un demandeur d’emploi de longue durée âgé de 54 ans. Trois embauches également à la Boulange, à Marlenheim où l’on forme les deux personnes (50 ans et 37 ans) embauchés grâce au CNE en mai et où un autre CNE a été conclu en juin dernier.

Dans les rapports des chargés de mission, Bernard STALTER trouve confirmation de ses convictions premières : ce contrat « qui est sur le fond un CDI avec une souplesse sur deux ans permet à la petie entreprise de faire face à une éventuelle baisse d’activité. Cette notion de risque partagé n’est pas incompatible avec le besoin de l’artisanat en personnes qualifiées. Chacun, patron comme employé, a intérêt à ce que cela marche« .

Les affaires que l’on retrouve aux Prud’hommes (370 conflits sur plus de 500000 contrats) ? « La plupart n’ont rien à voir avec la nature du CNE. Dans la dernière en date du côté de Lunéville, c’est une question d’heures supplémentaires, un conflit du travail classique et inadmissible« , répond Bernard STALTER, regrettant les abus relevés ici ou là, mais « proportionnellement pas plus nombreux dans les cas de CNE que dans les autres types de contrats« .

On l’aura compris, l’expérience d’un an de CNE qui s’adresse particulièrement aux peties entreprises de moins de 20 salariés, n’a ébranlé en rien la foi du président de la Chambre des Métiers dans ce contrat de travail, nouvelle formule. Au contraire. « Le but du CNE, c’est d’aider l’entreprise à se développer sans risquer de la déstabiliser totalement. Sans CNE, même avec une possiblité de nouveaux marchés, un artisan hésiterait à embaucher« , dit le président de la Chambre des Métiers, patron de trois salons de coiffure où les contrats de deux apprentis viennent d’être trasnformés en CNE. »

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