Le droit et ses débouchés : le métier de juriste d’entreprise

Par UNI Archives

Le 27 septembre 2006 à 21h41

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A la découverte du métier de JURISTE D’AFFAIRES

Juriste d’affaires, juriste d’entreprise ou encore juriste du contentieux, telles sont les dénominations que l’on peut rencontrer concernant ce métier.

Il ne me semble pas que dès l’âge de 5 ans, avec sa panoplie de Zorro ou de Lorie sur le dos, on se dise : « je veux être JURISTE D’AFFAIRES ! ».
Cette vocation naît plus tard alors que l’on vient de passer, avec réussite, son premier diplôme de droit ou grâce à une rencontre avec un praticien de la matière.
Mais, pour que germe et fleurisse réellement en nous l’envie d’exercer la profession de juriste d’affaires, encore faut-il en connaître la mission, être conscient de la qualification qu’elle nécessite, avoir le profil le mieux adapté au monde juridique.

La mission : Il s’agit de déterminer les fonctions et le rôle du juriste d’affaires, qu’il exerce en cabinet, en tant que conseiller, ou en entreprise.
En effet, celui qui travaille en cabinet se voit confier la responsabilité d’importants dossiers dans différents domaines. Il est compétent en matière de droit des contrats pour être le rédacteur des conventions que ses clients lui commandent tout en gardant à l’esprit que seul l’intérêt de son client compte, et sans pour autant mettre en péril la conclusion potentielle d’une convention.
Egalement, le droit de la propriété industrielle, le droit fiscal, le droit des sociétés qui impliquent les notions de création d’activités, de fusion de sociétés, le droit des entreprises en difficulté etc., sont des domaines dans lesquels il doit maîtriser la législation.

De plus, le juriste a un rôle de conseiller et pourra, après une expérience de plusieurs années, prétendre à se retrouver devant ses clients et leur apporter les réponses qui seront les plus adaptées à leur problème de droit.

Celui qui œuvre en entreprise doit maîtriser les mêmes matières que le conseiller pour faire face aux problèmes que rencontre la structure. Cependant, son action se situe beaucoup plus en amont. En effet, son rôle réside dans sa capacité d’anticipation des difficultés. Grâce à l’attention qu’il porte à l’évolution de la législation, l’entreprise en question reste continuellement dans un cadre légal et s’adapte en fonction de la conjoncture. Le juriste est également un éminent négociateur sur lequel on se repose lorsqu’il s’agit de signer un important contrat.
Mais, entre nous, le coté le plus intéressant de cette branche arrive un peu plus tard avec de l’expérience et surtout en fonction de la taille de l’entreprise. Effectivement, lorsqu’il est question du développement stratégique de l’entreprise, alors le juriste peut laisser s’exprimer son coté obscur. Tout est alors permis, ou presque, pour que son entreprise atteigne l’objectif qu’il aura fixé. La meilleure stratégie est celle qui n’est pas décelable et qui produit les effets attendus, le juriste est alors en perpétuelle remise en question.

La qualification : Il n’est pas choquant d’affirmer qu’un diplôme en droit est le bienvenu. La maîtrise ne semble pas suffire et un D.E.A ou D.E.S.S. apparaissent plus que nécessaire (le D.J.C.E. est la formation la plus reconnue en l’espèce). Un doctorat ou un diplôme d’avocat ne fera que consolider la formation du futur juriste d’affaires et lui apportera certainement un petit plus dans l’obtention d’un poste.
La spécialisation recommandée est, bien sûr, le domaine du droit des affaires même si cette spécialisation n’est opérée qu’en 3ème cycle.

Le profil : Il me semble que l’intérêt pour le « casse tête » juridique doit être déterminant. En effet, l’esprit du juriste consiste à trouver les solutions pour se sortir d’un problème posé et ceci de la meilleure manière qui soit. Il faut savoir faire preuve de ruse, de créativité, de rigueur, de pragmatisme et d’esprit critique. Il faut également être vif d’esprit et aimer la joute juridique.
Certains de ces caractères sont inscrits en chacun de nous et d’autres s’apprennent avec le temps, les expériences et les modèles, les grands juristes de ce monde…

Ce qui motive le professionnel, c’est l’intérêt qu’il porte envers son travail, l’implication pour son entreprise ou ses clients, se lever le matin en ne sachant pas vraiment ce qu’il l’attend durant la journée.
Concernant la rémunération du juriste d’affaires, elle pourra s’élever à prés de 34 000 euros par an.

Gérald.C

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