Les étudiants souhaitent sortir du flou qui entoure la fin de leur année.

Par UNI Archives

Le 20 avril 2009 à 16h58

UNI

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Depuis plusieurs jours, l’organisation étudiante UNEF et le syndicat d’enseignants-chercheurs SNESUP appellent soit à la reprise des cours soit à la poursuite du mouvement, selon les jours et les interlocuteurs. Dans un communiqué commun envoyé le 9 avril dernier, ces deux organisations proches du PS exigent que les étudiants ne soient pas pénalisés. Pourtant, alors que les vacances se terminent dans certaines universités, de nouvelles assemblées générales sont d’ores et déjà prévues, comme à Montpellier ou à Lille. Le SNESUP a d’ailleurs encore appelé aujourd’hui à « maintenir la pression ».

L’UNI condamne cette attitude des syndicats qui visent par un tour de passe-passe audacieux à faire croire qu’ils sont les victimes d’un mouvement dont ils sont responsables. Comment peut-on à la fois souhaiter que « les étudiants ne soient pas pénalisés » et vouloir « maintenir la pression » ?

En tentant de passer pour les défenseurs des étudiants, alors qu’ils remettent gravement en cause l’avenir de certains d’entre eux par leur attitude jusqu’au-boutiste, l’UNEF et le SNESUP, devenus pompiers pyromanes, font preuve d’un culot assez remarquable.

L’UNI rappelle que la très grande majorité des étudiants ne se reconnaît pas dans le mouvement de contestation mené depuis le mois de janvier. Moins de 1 % d’entre eux défilent dans la rue les « grands jours » de manifestation. Les étudiants ne comprennent pas cet acharnement d’une minorité à vouloir coûte que coûte les empêcher de poursuivre leur année universitaire. L’inquiétude concernant la reprise des cours, leurs rattrapages et les examens est grandissante et nous devons aujourd’hui sortir du flou.

Certains enseignants, avec l’aide de leurs étudiants, sont obligés de trouver des solutions bricolées afin de passer les examens : vendredi dernier, face à une énième fermeture administrative de leur université, une vingtaine d’étudiants d’IUT, dont les stages commençaient aujourd’hui, ont dû passer leurs examens dans un McDonalds, faute de pouvoir accéder à une salle de classe. Il est inadmissible que l’on soit obligé d’en arriver à de telles solutions, qui donnent une image désastreuse de nos universités, auprès des recruteurs et des étudiants étrangers.

L’UNI, qui rappelle qu’elle est fermement opposée à toute tentative de bloquer la liberté d’enseigner et d’étudier, exige que les présidents d’université agissent :
– pour la reprise immédiate de tous les cours
– pour que l’ensemble des cours soient rattrapés, afin de ne pas se voir délivrés des sous-diplômes.
pour que les examens aient lieu partout dans de bonnes conditions, sur l’ensemble du programme prévu.

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