Lu dans le BP le 20/11/07

Par UNI Archives

Le 20 novembre 2007 à 15h40

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Alors que le bâtiment droit-lettres et l’extension droit étaient paralysés hier matin, une nouvelle assemblée générale étudiante doit décider aujourd’hui de la reconduction ou de l’arrêt du blocage de l’université. Le collectif Stop la grève et la FED souhaitent toujours l’organisation d’un scrutin à bulletin secret.

Alors qu’une nouvelle assemblée générale se déroule ce matin sur le campus dijonnais, le bâtiment droit-lettres de l’université de Bourgogne était toujours bloqué, hier, par les étudiants du Collectif dijonnais pour l’abrogation de la loi Pécresse. Huit mille étudiants étaient toujours privés de cours.
L’extension droit, bâtiment épargné depuis jeudi dernier, a également été retrouvée condamnée hier matin. Un petit groupe se serait introduit dans les locaux dans la nuit de samedi à dimanche afin de souder les portes et mettre en place des barres de fer pour empêcher l’accès aux salles ainsi qu’à la BS (bibliothèque de section) droit. Une situation qui aurait conduit certains membres d’associations étudiantes à briser une vitre pour entrer dans leurs locaux associatifs. Selon l’université, l’accès aux deux BS Droit et Lettres était à nouveau possible en fin de matinée.

Appel à la mobilisation étudiante

« Nous avons mobilisé un maximum de moyens », indique Sophie Béjean, présidente de l’université, qui souligne que des cours ont pu être délocalisés dans des salles libres. Les remplacements de salles sont ainsi disponibles sur le site Internet de l’université (1) et l’information est relayée sur la fac par affichage. « Nous constatons que la reprise des cours annoncée n’est que limitée », regrette cependant Jean-Baptiste Mandron, président de l’UNI, pour qui la présence des « bloqueurs » jour et nuit dans l’université pose « un problème de sécurité ».
La Fédération des étudiants de Dijon (FED) et le collectif Stop la grève appellent, aujourd’hui, à la mobilisation des étudiants pour faire entendre leurs voix lors de l’assemblée générale qui décidera de la reconduction ou de l’arrêt du blocage de l’université. « Il est nécessaire que les étudiants participent afin de sortir de cette situation de crise. Malgré l’envie d’en découdre de certains, nous appelons au calme et à la sérénité, sans provocation d’un camp à l’autre, ceci en respect des règles de la République et des institutions », espère Sylvain Comparot, président de la FED.
A ce titre, la FED et l’UNI réclament toujours l’organisation d’un vote à bulletin secret tels ceux réalisés dans certaines universités comme Rennes II et Paris IV. « Nous n’avons toujours pas reçu de réponse à notre courrier posté mercredi dernier. La tenue d’un vote à bulletin secret est une prérogative du président d’université. Mme Béjean condamne, mais rien n’est fait », déplore le président de l’UNI. Se déclarant favorable au vote secret « sur le principe », la présidente de l’uB considère cependant qu’une telle initiative ne peut être prise par l’université. « J’attends le déroulement de l’assemblée. Si les choses s’avèrent confuses ou problématiques, je pense donner une réponse favorable à cette demande. J’espère un déblocage pour une régularisation rapide de la situation. Le blocage n’est pas le moyen approprié. »

Nicolas MANZANO

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