Lu dans le BP le 3 avril 2009

Par UNI Archives

Le 3 avril 2009 à 13h36

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Hier après-midi à Dijon
Le blocage de la faculté

La faculté de droit-lettres de Dijon restera bloquée jusqu’à mardi, 14 heures
LA décision de poursuivre le blocage a été prise à la majorité des quelque 1 100 étudiants et enseignants rassemblés hier après-midi devant l’amphithéâtre Aristote-Platon au cours d’une assemblée générale qui aura duré plus de trois heures. Dans une ambiance animée, les débats ont été soutenus entre les partisans et les opposants du blocage. Le vote à main levée, cette fois, a été plus serré : 65 % des personnes présentes ont voté la poursuite du mouvement. Conséquence directe de ce blocage reconduit maintenant depuis douze jours, la suspension de la plupart des cours des UFR de droit et de lettres. Quant aux bâtiments et autres amphis, impossible d’y accéder puisqu’à la fermeture des portes (à clé) se sont greffés de nombreux barrages symboliques de chaises et de tables. « Pourrissement de la situation » Principale revendication du comité de mobilisation, la suppression pure et simple de la réforme Pécresse visant à rendre autonomes les universités. Reste qu’au cours de cette assemblée générale, tous les points de vue ont été exprimés : étudiants, enseignants, personnels, syndicalistes, tous ont souligné « l’injustice de cette réforme » et la volonté du gouvernement de « jouer le pourrissement de la situation ». De son côté, l’UNI, le syndicat étudiant apparenté UMP, s’est prononcé contre le blocage via un communiqué de presse. « Nous expliquons que ces réformes sont essentielles car elles permettront à l’université française de sortir de l’ornière et de pouvoir permettre aux étudiants d’avoir des diplômes de qualité les aidant à s’insérer sur le marché du travail. » Aussi, l’UNI « en appelle à la fermeté de Mme Béjean (présidente de l’université) pour qu’elle prenne des mesures exemplaires à l’égard des responsables des blocages (…) L’UNI demande que les forces de l’ordre soient sollicitées pour rétablir la liberté d’aller et venir sur le campus. Dans le même temps, l’UNI demande que soit convoqué immédiatement le conseil de discipline pour sanctionner d’une façon exemplaire les meneurs du mouvement qui devient radical et violent ». Si les accès seront bloqués pour la plupart, le comité de mobilisation a fait savoir qu’il « laisserait passer » ceux et celles qui suivent des concours, notamment dans l’amphi Platon. Ce mouvement de blocage pourrait dès aujourd’hui s’étendre aux bâtiments des sciences. Des barrages filtrants devraient être mis en place aujourd’hui, avec distribution de tracts. Emmanuel HASLE

Le Bien-Public

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