Lu dans les D.N.A. : Examinator (Editorial du 26.06.07)

Par UNI Archives

Le 11 août 2007 à 18h36

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Editorial des D.N.A. du 26 juin 2007, de Olivier PICARD, à propos des réformes envisagées pour l’Education nationale, et du rôle central du président SARKOZY…

 » Hier, il a reçu Terminator rn son Palais. Une réception ludique avec Arnold SCHWARZENEGGER. Ce n’était pourtant pas les muscles de l’Amérique qui le préoccupait mais l’intellect de la France. Nicolas SARKOZY a dû, une fois de plus, gonfler ses pectoraux présidentiels pour porter secours au projet de loi sur les universités qui commençait à battre de l’aile. L’intervention a été plutôt réussie même si, une fois n’est pas coutume, le chef de l’Etat n’a pas joué les Rambo. Ce combat-là, c’est décidé, il préférera le gagner aux points plutôt que par KO. Cette stratégie prudente ne lui ressemble pas mais elle est sage et s’avérera sans doute, au bout du compte, payante.

Il n’a pas fallu longtemps au professeur SARKO pour identifier les faiblesses de la copie de sa ministre, même si cette dernière, élève appliquée et consciencieuse, avait scrupuleusement suivi l’intitulé du sujet défini par le maître de l’Elysée. Cette fois, c’était bien la vitesse plutôt que le contenu qui était en cause. Le monde étudiant conteste moins le principe de la responsabilisation des universités que la précipitation avec laquelle on veut leur imposer un nouveau modèle de fonctionnement. La bienveillance critique de la pétulante présidente de la Confédération étudiante, Julie COUDRY, n’indiquait-il pas, de façon évidente, la marge de manoeuvre sur laquelle pouvait jouer le pouvoir pour imposer ses vues ? A côté de ces nuances positives, la volonté d’obstruction de l’UNEF a fort peu de chances de tenir la distance. Qu’à cela ne tienne, Nicolas SARKOZY ne donnera pas aux contestataires l’occasion de récupérer des frustrations secondaires pour bloquer toute la mécanique de la réforme. Les étudiants et les professeurs d’université veulent du temps pour réfléchir sur le texte de loi, et l’amender ? Ils l’auront ! Mais une semaine, pas plus. Une concession somme toute limitée qui emportera l’adhésion de l’opinion plus touchée par cette marque de bonne volonté que déçue par une impression de reculade.

Adoptant le principe de base de tout étudiant qui se respecte, le président a soigneusement évité l’impasse. Mieux, en supprimant le carctère volontaire de l’autonomie des universités -source d’inégalités à moyen terme- pour la généraliser, il parvient, en douceur, à remettre au coeur de la loi une philosophie qui, jusque-là, ne faisait pas l’unanimité. Examinator terrassera-t-il l’opposition traditionnelle des facs ? Il se montre en tout cas excellent dialecticien pour y parvenir. »

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