L’UNI alerte sur les prises de position dangereuses des présidents d’universités et chefs d’établissements de l’enseignement supérieur sur la loi immigration

Par Yvenn Le Coz

Le 22 décembre 2023 à 12h45

Image L’UNI alerte sur les prises de position dangereuses des présidents d’universités et chefs d’établissements de l’enseignement supérieur sur la loi immigration

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Comme le souhaitaient 70% des Français, le texte visant à limiter l’immigration massive que la France subit depuis des décennies a été largement voté par l’Assemblée nationale. Ce texte implique également des mesures portant sur l’accueil d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur : demande d’une caution pour pouvoir étudier en France, majoration des frais d’inscription et contrôle accru des visas longs séjours.

Ces mesures ont provoqué une déferlante de réactions du côté de la gauche. Les présidents d’universités et les organisations étudiantes de gauche et d’extrême-gauche jouent à nouveau, par pure idéologie, au petit théâtre antifasciste qui consiste à diaboliser et condamner toute mesure n’étant pas bien-pensante.

Que 85 présidents d’universités et chefs d’établissement de l’enseignement supérieur se positionnent contre cette loi via souvent un communiqué envoyé aux étudiants par mail est une méthode scandaleuse mais pas étonnante. Il faut se souvenir de l’appel de certains d’entre eux à faire barrage à la candidate du RN au second tour de l’élection présidentielle en 2022. Cela avait alors choqué de nombreux étudiants qui ne comprenaient pas d’être sollicités de cette manière par des figures d’autorité qui se transforment en militant politique, au mépris du principe de neutralité du service public.

Par ailleurs, les organisations étudiantes de gauche et d’extrême-gauche s’opposent elles aussi à cette loi. La FAGE se permet de qualifier le texte de « raciste ». L’UNEF et l’Union étudiante ont participé aux blocages de Sciences Po Lyon, l’Université de Strasbourg, Paris 8 et Paris 1 hier. Les présidents d’universités n’ont pas tenté d’y mettre fin car finalement ils sont en accord avec la raison des blocages…

En prenant publiquement position contre les mesures de cette loi, les présidents d’universités sortent de leur rôle. Fondés sur un pseudo humanisme et faisant de l’extrême-droite un faux problème, ils se soumettent, souvent volontairement, aux syndicats enseignants et étudiants de gauche. Cette soumission se répand jusqu’au gouvernement : Sylvie Retailleau s’est opposée ouvertement à ce projet de loi, présentant même sa démission le 20 décembre dernier (refusée par le gouvernement) ; Elisabeth Borne rétropédalait déjà sur l’idée de la « caution » étudiante en évoquant des sommes dérisoires allant de 10 à 20 € et allant jusqu’à proposer des « révisions » de la loi pour les mesures concernant les étudiants.

Sur le fond, il est cohérent que les étudiants étrangers dont les familles ne paient pas d’impôt en France contribuent davantage au financement du service public de l’enseignement supérieur. Le renforcement du contrôle pour les visas longue durée se justifie pour lutter contre une partie non négligeable de personnes étrangères gardant le statut étudiant pour bénéficier des avantages qu’offrent la présence sur le sol français.

Les Français veulent très majoritairement cette loi. Les présidents d’universités et syndicats de gauche, totalement déconnectés de la réalité des Français, doivent cesser par prétendue bonté d’âme de soutenir une immigration massive qui appauvrit les étudiants et dégrade leur sécurité ! L’UNI demande à que les chefs d’établissement cessent d’interférer dans le processus législatif, que les syndicats de gauche cessent immédiatement de bloquer les locaux universitaires et que le gouvernement ne recule pas et fasse appliquer la loi.

Le lien de notre intervention sur Cnews : https://www.youtube.com/watch?v=Fs8lURYAbqw

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