Nicolas Sarkozy énonce les droits et les devoirs de la jeunesse

Par UNI Archives

Le 3 septembre 2006 à 10h18

UNI

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Dans ce discours à «la jeunesse de France», le numéro deux du gouvernement a fustigé la «génération de mai 1968» pour mieux préparer «la France d’après», et rompre avec le cycle long de l’idéologie des années 1970. Devant huit mille militants réunis dans une salle au pied du Stade-Vélodrome de Marseille, et quinze ministres du gouvernement venus jouer la carte du «rassemblement», il a repris le registre épique qu’il a choisi d’adopter depuis son discours de Nîmes sur la nation.

Après Nîmes et Agen, ce troisième discours dessine peu à peu le visage du «candidat» Sarkozy. L’entourage du futur candidat estime que la «mue» de Sarkozy passe par ce nouveau ton, plus lyrique et moins «terre à terre», qui déroule pour l’auditoire de véritables tableaux vivants de l’histoire de France.

Nicolas Sarkozy a voulu redire hier aux jeunes de l’UMP la nécessité d’une «rupture» pour que «les rêves et les désirs» de la jeunesse «se réalisent» : «Je veux une politique qui rende possible ce qui est nécessaire, je ne veux pas une politique qui explique que ce qui est nécessaire est impossible.» Mais cette rupture, leur a-t-il expliqué, est le retour aux éternelles valeurs de la République. Au coeur de son réquisitoire, le gâchis de la génération 1968.

Il a dressé un sombre bilan de ces années de «démocratisation de l’enseignement», symbolisées, selon lui, par les échecs de la méthode globale. «Vous êtes les enfants de la crise. Vos prédécesseurs ont vécu sans contraintes, et vous payez aujourd’hui la facture.» Plaidant pour une «école du respect», il a proposé de créer un «service civique dans lequel chaque Français entre 18 et 30 ans donnera aux autres six mois de son temps». «Il n’y a pas de République sans obligation envers tous», a-t-il proclamé.

Il a également multiplié les propositions en matière d’écologie. Au-delà du mot de «rupture», Nicolas Sarkozy a montré qu’il ne renonçait à rien de son programme égrené au fil des conventions thématiques de l’UMP, reprenant notamment son ambition de ramener «dans cinq ans» le taux de chômage à 5% de la population active. «Rupture» encore avec les débats du printemps sur les responsabilités historiques de la France. «Ne demandez pas aux enfants de se repentir des fautes des pères. Ne réécrivez pas l’histoire et ne jugez pas le passé avec le regard du présent.»

Voir le discours de Nicolas Sarkozy

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