Nicolas Sarkozy face à la délinquance des mineurs

Par UNI Archives

Le 27 janvier 2006 à 12h11

UNI

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Nicolas Sarkozy a exposé jeudi à Montbéliard ses propositions pour la prévention de la délinquance et s’est basé sur trois notions clés :
– la création d’un « carnet de l’enfant »
– la présence de policiers dans les écoles
– le classement sans suite «sous conditions» de certaines infractions.

Selon Nicolas Sarkozy, la lutte contre la délinquance équivaut au « choix entre ne rien faire et la prison ». C’est pourquoi, le ministre de l’intérieur a exhorté à « imaginer tout un tas de réponses différenciées: travail d’intérêt général, excuses aux victimes, placement en internat, éloignement du milieu scolaire (…), jusqu’à la prison ». Il « faut élargir la gamme des réponses, systématiques, individualisées et rapides à la délinquance des mineurs », a-t-il ajouté.

Des sanctions prévues en fonction de la gravité des faits

Pour des infractions telles que « tags, violences légères ou fraude dans les transports », Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité d’un « classement sans suite, mais sous conditions ». « Le mineur sera conduit auprès d’un psychologue, il accomplira un stage de citoyenneté ou de formation civique en présence des parents, et sera chargé de réparer le dommage causé ».

Pour les faits « les plus graves ou réitérés », le ministre a suggéré la comparution immédiate que l’on pourrait étendre aux mineurs récidivistes. Enfin, il a évoqué  » lorsque cela est nécessaire », la possibilité d’ « éloigner temporairement un mineur délinquant (vers) un établissement adapté, de type internat », « comme pour le jeune agresseur d’une enseignante enceinte dans un collège de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ».

Règlements intérieurs et policiers dans les écoles

Dans les établissements scolaires, il a proposé que les règlements intérieurs soient adoptés «de façon solennelle, en y associant les enseignants, les parents et les élèves qui doivent être informés précisément de son contenu ». Il a aussi proposé «qu’un policier ou un gendarme, sur la base du volontariat de la communauté éducative, puisse être à temps partiel dans ces établissements pour aider les enseignants, les parents ».

Le ministre a aussi proposé l’institution d’un « carnet de développement de l’enfant » qui le suivra de sa naissance à sa vie adulte». «Il ne s’agit pas de « ficher » les jeunes», a-t-il assuré, mais de «leur donner plus de chances d’être pris en charge». Il contiendrait tous les éléments du «suivi» de l’enfant.

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