Nicolas Sarkozy, président de l’UMP

Par UNI Archives

Le 5 avril 2006 à 14h26

UNI

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La question posée par notre Convention d’aujourd’hui, est de savoir si nos institutions sont la cause de nos difficultés.


Certains le pensent puisqu’ils mettent la réforme institutionnelle au cœur de leur projet. D’aucuns nous proposent même de changer de République.

Pour ma part, je ne crois pas que le gène du sursaut se situe dans le changement des institutions. Depuis 1958, la Constitution a assuré la stabilité des gouvernements. Elle a permis au pouvoir exécutif de résoudre la crise algérienne, d’accomplir des réformes importantes et d’assurer la défense des intérêts de la France dans le monde. Elle est parvenue à surmonter l’alternance politique et elle a su s’adapter au fil du temps, y compris parfois au prix d’inflexions fortes telles que l’élection du Président de la République au suffrage universel direct et l’accès de l’opposition au Conseil constitutionnel.

Les Français attendent de nous que nous agissions contre le chômage, contre la montée des injustices et des insécurités, contre la dévalorisation du travail, contre la confusion des valeurs ; pas que nous bouleversions les grands équilibres de la Constitution.

Ils veulent que nous tenions un langage de vérité, que nous dessinions un avenir différent, que nous proposions une méthode de la réforme.

Ils veulent que nous tournions le dos à ce qui ne marche pas pour donner sa chance à ce qui marche.

Or, nos institutions, globalement, marchent. Elles ont en tout cas ce qu’il faut pour cela. Notre immobilisme n’est pas la conséquence de l’organisation du pouvoir. Il est le fruit de la manière dont nous l’exerçons et de notre renoncement au débat d’idées ; un renoncement auquel la droite a pris toute sa part, elle qui s’excuse depuis tant d’années de ne pas être la gauche.

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