NON A LA RUPTURE DE L’ÉGALITÉ DES CHANCES !

Par UNI Archives

Le 9 décembre 2003 à 16h04

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Par une lettre en date du 4 décembre dernier, adressée au directeurs d’UFR, de Composantes et d’Instituts, le Président de l’Université de Nancy II demande à ces derniers de « veiller autant que faire se peut à ce que les étudiants grévistes ne soient pas l’objet de sanctions dans leurs études, du fait de leur absence. » Plus loin, s’agissant de l’organisation des colles et des partiels qui se déroulent jusqu’au mois de janvier, le Président est « certain qu’il sera possible de trouver des aménagements ponctuels si certains cas se présentaient dans un avenir proche. »

L’UNI-Nancy, favorable à la réforme d’harmonisation européenne des diplômes, dénonce avec la plus grande force cette prise de position pour les raisons suivantes.

Le président de l’Université de Nancy II serait plus avisé de sortir d’un silence médiatique assourdissant pour expliquer en quoi la réforme LMD ne présente que des avantages pour les étudiants, et démonter que sa mise en oeuvre dans notre université n’apporte en aucune manière les conséquences décriées par les professionnels de la grève (augmentation des droits d’inscriptions, nouvelle sélection, fin de la session de septembre…).

Les pseudo-grévistes doivent prendre leurs responsabilités et assumer leurs absences en cours, au même titre que tous les étudiants. Il serait ainsi inacceptable qu’ils puissent se faire excuser des absences non justifiées. A ce rythme, pourquoi pas aussi faire financer par l’Université des cours particuliers à l’égard des professionnels de la grève !??

Par ailleurs, l’UNI-Nancy ne peut tolérer qu’un régime dérogatoire, ou des aménagements ponctuels, soient mis en place pour les étudiants absents aux examens (colles de décembre ou partiels de janvier). Cela induirait une rupture évidente de l’égalité des étudiants devant un régime et un calendrier d’examens qui doit rester strictement le même pour tous. Cette disposition serait par ailleurs la porte ouverte à des abus difficilement contrôlables.

Enfin, cette lettre, mise en avant de façon éhontée par les organisateurs de la grève, apparaît comme la légitimation d’un mouvement qui n’est légitime en aucune manière. Elle fournit une sorte de blanc-seing aux grévistes qui continuent, malgré la présence de seulement 70 personnes lors de l’AG (Assemblée de Grévistes) d’hier, de s’opposer à une grande réforme qui constitue une vraie chance pour les étudiants.

Ainsi, l’UNI-Nancy exige du Président de l’Université de Nancy II qu’il revienne sur les deux dispositions iniques de ce courrier, et qu’il s’exprime – enfin ! – sur le sujet de l’application de la réforme LMD dans notre université.

Nancy, le mercredi 9 décembre 2003

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