Osons être de droite !…

Par UNI Archives

Le 3 décembre 2008 à 18h22

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« Osons être de droite » : tel pourrait être l’un de nos slogans de campagne.

« Osons être de droite » : tel devrait être l’un des slogans ou des principes de tout électeur de droite, désireux de diffuser autour de lui les idées et les argumentaires portés par notre camp, notre philosophie, notre façon de penser et de vivre.

Seulement, oser être de droite apparaît être aujourd’hui, pour beaucoup de nos sympathisants, pour une part de notre électorat, comme une honte, comme une tare, un défaut, une preuve d’égoïsme , une erreur implicite, qu’ils ne veulent pas assumer, qu’ils ne veulent surtout pas endosser publiquement.

Se dire de droite aujourd’hui attirerait sur soi , selon eux, l’opprobre, le blâme, le discrédit, l’incompréhension, le refus et l’intolérance. On est malade d’être de droite, on est mauvais, on est méchant, on est rétrograde, on a dans le coeur des sentiments condamnables. Forcément, les gens de droite ne sont pas « corrects » !

En comparaison, bien sûr, les gens « de gauche » sont tout le contraire : généreux, tolérants, ouverts, modernes, inventifs, la main est sur le coeur, et ils sont aux côtés de tous les malheureux, les démunis, etc., etc.

Combien de nos électeurs, de nos sympathisants, des gens que nous rencontrons lors de nos campagnes, tractages ou tables d’information disent nous soutenir, partager nos idées, nos valeurs, nos convictions, mais ne surtout pas vouloir les afficher, par peur du « Qu’en dira-t-on » ?

Combien de gens de droite a-t-on déjà rencontré, qui nous disent, la main sur le coeur, qu’ils nous soutiennent, mais qu’ils ne veulent pas s’impliquer, de peur que leurs professeurs, collègues, clients, amis et connaissances, queleur famille, ne les découvrent « de droite », et donc qu’ils les sanctionnent dans leurs études, leurs carrières ou leurs vies sociales ?

Combien de gens n’a-t-on pas déjà rencontré de ce genre, parce que la propagande de gauche a superbement atteint son objectif, qui est, depuis quarante à cinquante ans, de culpabiliser ses adversaires de penser autrement, de ne pas partager ses idées, pour les étouffer, les faire taire et réduire ainsi notre potentiel électoral et politique ?

Cette peur largement répandue suscite logiquement l’incompréhension lorsque l’on est soi-même convaincu de la nécessité d’agir pour promouvoir, défendre et développer les idées et les mouvements de droite correspondants. Les logiques des deux bords politiques diffèrent radicalement : on verra plus souvent des gens de gauche sacrifier leurs intérêts immédiats à la cause, que des gens de droite, dont la réaction première sera de rechercher un intérêt personnel dans leur implication.

On peut comprendre. On doit déplorer. Il faut rendre caduc cet à-priori en promouvant au sein de nos organisations, puis parmi nos sympathisants, l’idée que l’investissement personnel, l’expression décomplexée de son appartenance politique, la défense active de nos programmes, sont autant de moyens de réussite au sein de nos cercles d’influence (appelés à grandir pour contrecarrer ceux de la gauche…) et de la vie professionnel. Les recruteurs cherchent des gens matures et décidés, le militantisme est un moyen fort pour prouver ces qualités.

P. MOREL

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