Perspectives pour l’année 2005-2006…

Par UNI Archives

Le 15 octobre 2005 à 16h09

Image Perspectives pour l’année 2005-2006…

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La nouvelle année universitaire est déjà bien commencée, et l’ensemble des étudiants connaît aujourd’hui son futur immédiat : les premiers pas sur le Campus pour les primo-rentrants, une année toute neuve pour tous ceux qui ont réussi leurs examens ou à remettre sur le métier pour ceux qui auraient échoué…

Chaque année apporte son lot de joies et de peines, de satisfactions ou de contrariétés, mais le travail doit être poursuivi avec entrain, la réussite récompensant toujours l’abnégation et l’effort.

C’est selon cette idée simple et en prenant exemple sur nos amis étudiants que la Section de Strasbourg a repris ses activités toujours recommencées et pourtant à chaque fois si différentes. De nombreuses campagnes attendent nos adhérents : élections aux conseils centraux à l’UMB et à l’URS ; campagnes de renouvellement des CROUS et du CNESER ; campagnes politiques et syndicales nationales, aides et conseils divers et variés à apporter aux étudiants sur leurs cursus, leurs besoins et leurs droits et devoirs… Un travail syndical et militant riche !

Le ministère a entrepris de lancer une réforme importante pour le développement de la recherche publique, avec une hausse prévue des crédits de plus de 26% jusqu’en 2010. Cette mesure capitale pour la pérennisation du niveau d’excellence de la recherche française fait, semble-t-il, favorablement écho aux divers mouvements de protestations des milieux scientifiques publics que nous avons connu en 2004 et 2005. Les justes préoccupations des centres de recherches et laboratoires publics quant à leurs moyens de fonctionnement devaient susciter une réponse à la mesure de l’enjeu : souhaitons que ce premier plan de relance soit suivi par des programmes complémentaires selon les disciplines.

Beaucoup semblent en effet faire la moue devant l’effort consenti, certains n’envisageant pas les conséquences qu’une baisse du niveau de la recherche en France pourrait avoir sur les compétitivité et la créativité industrielles de notre pays ; d’autres ne jurent que par une recherche privée révée en France, puisque nous souffrons de façon endémique d’un désintérêt des entrepreneurs pour la recherche fondamentale, voire appliquée… Le productivisme et la nécessité des gains immédiats en aveuglent bon nombre.

En parallèle aux mesures financières, la nécessité impérieuse de dynamiser à nouveau les filières scientifiques en redonnant envie aux lycéens d’entreprendre des études et des carrières en sciences exactes, doit entraîner le gouvernement et les partenaires sociaux à réinventer l’orientation à l’école, afin de mieux éveiller ces vocations trop souvent contrariées par des discours défaitistes ou réducteurs relatifs aux « réalités » ou aux « perspectives » de ces filières et emplois.

L’U.N.I. a encouragé le gouvernement dans son effort sur la recherche ; nous oeuvrons et oeuvrerons cette année encore pour promouvoir un nouveau mode d’orientation, par le mérite, l’envie, le goût personnel ! Plutôt que le choix par l’échec, nous désirons rendre aux élèves, mieux formés et informés de leurs capacités et de leurs possibilités, des perpectives motivantes et enrichissantes, à tout point de vue.

Partisan de la fin du collège unique, nous militons pour développer les passerelles avec les mondes réels des entreprises : au pluriel, car il est évident que la diversité du monde du travail implique une multitude de modes de formations, d’apprentissage et de méthodes de travail, qu’il faut réhabiliter et proposer.

C’est la substance et l’objectif de notre Mouvement cette année : démontrer qu’un autre monde est possible, fait d’initiative, de succès, de formation satisfaisante et épanouissante, de travail et d’ambitions multiples.

C’est pourquoi, l’année 2005/2006 sera pour nous l’occasion de promouvoir et de défendre 5 axes principaux de propositions auprès du ministère, des étudiants et de tous ceux qui sont impliqués dans l’Education nationale, à savoir

1. Une orientation de qualité :

Trop d’étudiants échouent du fait d’une mauvaise orientation. Ils doivent pouvoir disposer de toutes ressources pour effecteur leur choix. Nous demandons donc

la création d’une agence nationale de l’orientation universitaire ;

la clarification de l’architecture des diplômes de l’enseignement supérieur ;

la consécration des filières technologique et professionnelle.

2. Une vraie politique de l’insertion professionnelle

Les formations à l’université ignorent généralement les besoins du monde du travail. Cette inadéquation engendre un chômage des jeunes diplômés élevé. Pour pallier ces manques, l’U.N.I. réclame :

– l’approfondissement des relations entre l’Université et l’Entreprise ;

– la mise en place d’une politique de stages obligatoires dans l’ensemble des cursus ;

– le développement de l’enseignement par alternance.

3. Une ambition retrouvée pour la recherche

La recherche française a besoin d’un nouveau souffle. A côté de la profonde réforme que le gouvernement s’apprête à entamer, l’U.N.I. souhaite :

– la création d’un statut unique de l’enseignant-chercheur ;

– une meilleure prise en compte du mérite et de l’excellence dans la progression des carrières ;

– une plus grande diversification des moyens alloués à la recherche

4. Renforcer l’ouverture sur l’international

La mobilité internationale sera un facteur de plus en plus déterminant pour l’insertion professionnelle des étudiants. Forte de ce constat, l’U.N.I. propose :

– le renforcement des partenariats avec les universités et écoles étrangères ;

– la facilitation de la mobilité des étudiants à l’échelle européenne et internationale ;

– l’introduction des langues étrangères dans l’ensemble des formations universitaires et scolaires

5. Réformer l’aide sociale étudiante

Le saupoudrage des aides sociales étudiantes, aussi injuste qu’inefficace, ne répond plus aux réalités étudiantes. Une réforme profonde du système est nécessaire. C’est pour cela que l’U.N.I. souhaite :

– la création d’un 6ème échelon de bourse ;

– l’adaptation des critères d’attribution de bourses sue les critères sociaux ;

– le décontingentement des bourses au mérite ;

– la mise en place d’un « ticket restaurant étudiant » utilisable aussi bien dans les CROUS que dans la restauration privée.

Cet ensemble de projets et améliorations des conditions de la vie étudiante et des études doit permettre d’améliorer l’image internationale de l’enseignement supérieur français, depuis de nombreuses années sévèrement concurrencé par les pays anglo-saxons et germaniques, dont les excellents résultats scientifiques sont des cartes de visite imparables.

L’ensemble de nos programmes électoraux et nationaux se feront l’écho puissant de ces projets simples, réalistes et innovants.

Philippe MOREL

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