Pierre MESSMER est mort à l’âge de 91 ans.

Par UNI Archives

Le 3 septembre 2007 à 17h27

Image Pierre MESSMER est mort à l’âge de 91 ans.

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Compagnon de la Libération, ancien gouverneur général de la France d’Outre-mer, ancien député de la Moselle (1968-1988) et ancien maire de Sarrebourg (1971-1989), il était Chancelier honoraire de l’Institut de France, institution qu’il a présidée de 1998 à 2005.
Il a notamment été président du Conseil régional de Lorraine (1978-1980), député européen (1979-1984). Battu aux législatives de 1988, il se retire de la vie politique en 1989, mais reste conseiller régional de Lorraine jusqu’en 1992.

Un pur gaulliste

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, il était depuis 1995 président de l’Institut Charles de Gaulle.

Elu le 25 mars 1999 à l’Académie française, où il a succédé à un autre gaulliste historique, Maurice Schumann, Pierre Messmer était Grand croix de la Légion d’Honneur et Compagnon de la Libération. Chancelier de l’Institut de France de 1999 à 2006, il avait été nommé chancelier de l’ordre de la Libération par Jacques Chirac en juin 2006.
Jusqu’à sa mort, il est resté fidèle à son modèle et à l’idée qu’il se faisait, lui aussi, de la politique. C’était un vrai, un pur gaulliste.

La classe politique a rendu hommage à l’ancien Premier ministre Pierre Messmer, saluant « un héros de la France combattante » et un fidèle compagnon du général de Gaulle :

Nicolas Sarkozy a fait l’éloge d’un « homme de devoir, homme de conviction », qui aura « incarné la fidélité sans faille au général de Gaulle ». « La France vient de perdre l’un de ses plus grands serviteurs et la nation tout entière s’incline pour saluer sa mémoire », a affirmé le chef de l’Etat.

– Pour Jacques Chirac, l’ancien Premier ministre de Georges Pompidou était « un grand Français » et « un héros de la France combattante, de Bir Hakeim à la Libération de Paris ».

– Le Premier ministre François Fillon a estimé qu' »une page héroïque de notre pays se tourne ». « La France perd l’un de ses derniers gaullistes historiques. Son parcours exceptionnel inspirera toujours la France libre ».

– Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a rendu hommage au « compagnon du général de Gaulle et serviteur exemplaire de l’Etat ».

– L’ancien résistant Maurice Druon, qui fut ministre de la Culture de Pierre Messmer a évoqué « un frère ». « C’est pour moi l’irremplaçable, une amputation. La France peut incliner ses drapeaux », a-t-il dit sur RTL. « Il était le plus droit, le plus noble, le plus valeureux de ses fils ».

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