Remaniement : tout ça pour ça ?

Par UNI Archives

Le 14 novembre 2010 à 10h00

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Depuis de nombreuses semaines, bruissent les rumeurs de remaniement, sont jetés en pâture les noms des hypothétiques successeurs à François FILLON, s’agitent les courtisans des uns et les contempteurs des autres, au grand régal des médias avides de sensations fugaces et de discussions oiseuses.

Nicolas SARKOZY décidera, et il décidera seul.

On peut s’étonner de ce que, alors que notre pays tremble sous les effets de la crise mondiale, le landerneau germanopratin se concentre sur ce qui n’est en réalité qu’un épiphénomène. Quelque soit le titulaire du poste de Premier ministre au début, disons, de 2011, il aura à mener la politique du président de la République, celle pour laquelle celui-ci a été élu en mai 2007, et que ses électeurs ont parfois été bien déroutés de le voir ne pas mettre à exécution.

Celui qui conduira le gouvernement vers la présidentielle de 2012 (et qui pourrait bien être François FILLON en définitive…) devra mener une équipe resserrée, convaincue, solide et courageuse, et surtout un gouvernement sûr de ses bases et de ses soutiens. En même temps qu’un nouveau gouvernement à désigner, le président de la République aura certainement à rassembler tous ceux qui, en 2007, l’avaient soutenu et qui depuis, au gré des événements, ont pu avoir la tentation de l’éloignement ou de la dissidence.

La nomination du nouveau titulaire au poste de Premier ministre ne devra pas être l’occasion d’une nouvelle félure dans la majorité présidentielle, d’autant plus que certains, peut-être grisés par les rumeurs médiatiques, avaient pu nourrir des ambitions illusoires ou prématurées. Pensons à Jean-Louis BORLOO, voire à François BAROIN…

Pour que les citoyens n’en viennent pas à reprendre à leur compte le titre de notre présent article, « tout ça pour pour ça ? », il faudra que, au-delà du nom du chef du nouveau gouvernement, ce remaniement signifie dans les faits et par les noms des membres de la nouvelle équipe ainsi consitutée, une véritable modification de la politique menée par le président de la République. Cette nouvelle machine gouvernementale devra fonctionner sans grincements internes, en évitant ce qui avait donné une bien mauvaise image des équipes précédentes, c’est-à-dire l’étalement des états d’âme de membres alternatifs d’un gouvernement dans lesquels, de fait, ils étaient des pièces rapportées.

Pour assurer la victoire en 2012, il faudra que le nouveau gouvernement soit composé de tous ceux qui, de par leurs affinités respectives, peuvent apporter une plus-value politique indéniable, une réserve électorale et un ensemble de propositions cohérent et complémentaire avec la ligne déterminée par l’U.M.P. et le président de la République. C’est à cette condition que l’électorat déboussolé du candidat SARKOZY de 2007 sera susceptible -et il faudra le reconquérir à coup sûr !- de rééditer son vote en faveur de celui qui aura le statut de candidat sortant.

Pour l’U.N.I., c’est là le seul objectif qui vaille, pour éviter à la France qui n’en a pas besoin et plus les moyens non plus (!), de retomber dans les bras incapables de la gauche la plus débile et démagogique du continent européen.

Car nous ne voulons absolument pas devoir nous lamenter un jour d’un funeste « Tout ça pour ça »…

MOREL Philippe

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