Rennes II, la mal aimée?

Par UNI Archives

Le 11 octobre 2006 à 21h58

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La semaine dernière dans Ouest-France, Marc Gontard, le président « rebelle » de l’université de Rennes II commentait la rentrée dans les locaux remis à neuf à grand frais (plusieurs centaines de milliers d’euros gaspillés à cause des étudiants grévistes de l’UNEF entre autres, qui se plaignent maintenant du manque de moyens de la fac, paradoxal !).
« On peux expliquer [la baisse des effectifs], par l’idée que les sciences humaines et sociales n’auraient pas de débouchés. Ce qui est faux. D’autres universités équivalentes connaissent des baisses similaires. », nous explique M. Gontard, sans doute adepte du sophisme pour justifier fallacieusement son idéologie. Marc GontardSi seuls les effectifs de Rennes II baissaient, on aurait pu conclure à une désaffection des étudiants pour Rennes II, si les effectifs de toutes les facultés de sciences sociales diminuent, on peut peu être en déduire que les étudiants on prit conscience que ces filières présentent très peu de débouchés.
En effet dans de nombreuses filières le nombre de postes à pourvoir est largement inférieur au nombre d’étudiants inscrits dans ces filières. Alors au lieu de faire de l’université une machine à créer de la précarité (car la vrai précarité, c’est le chômage) cherchons plutôt à mettre en adéquation le nombre étudiant dans chaque filières avec la réalité du monde du travail, et à professionnaliser les cursus.
Eh oui, la majorité des étudiants entreprennent des études pour un emploi, bien que certains professionnels étudiants, dont le leader des étudiants bloqueurs à Rennes II, Gaël Roblin, 33ans (ayant largement dépassé l’âge limite du CPE), cherche sans doute à pimenter ses longues années universitaires qui se ressemblent par quelques agitations aussi violentes qu’infantiles – l’attentat du Mc Donald de Quevert (1 mort), ne lui ayant sans doute pas suffit.
C’est l’insertion professionnelle qui doit redevenir le centre de préoccupation de l’université, tel le bilan d’une entreprise. Et la, sous la menace d’une faillite imminente, elle devrait subir urgemment un plan de restructuration, afin de devenir un tremplin de la réussite.
Cela passera par une meilleure orientation, la sélection, et la professionnalisation des cursus.

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