Résultats des législatives allemandes : la non-victoire de la droite…

Par UNI Archives

Le 18 septembre 2005 à 16h18

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Les résultats des législatives allemandes viennent de tomber : 34,60% au SPD ; 35% à la CDU/CSU ; 10% au FDP, 8,5% aux ex communistes du PDS-Die Linke et 8,1% aux Verts.

Les sondages et les analyses précédant les échéances donnaient Angela MERCKEL, la tête de liste de la droite allemande, largement victorieuse : les résultats des urnes ont brutalement déjoué les annonces pseudo-prophétiques des politologues. La victoire annoncée s’est muée en une impasse institutionnelle étonnante et inédite, et pour le moins préjudiciable à l’avenir de l’Allemagne.

La quasi égalité des résultats entre les deux partis pivots que sont le SPD et la CDU/CSU a pour conséquence de laisser les deux candidats principaux dans l’expectative quant à leur chance de diriger le pays pour les quatre années à venir.

Au lieu de la majorité confortable que tous lui annonçaient, Angela MERCKEL a failli subir un nouvel échec pour la droite (en 2002, Edmund STOIBER avait perdu de 5000 voix…), alors même que son allié déclaré, le FDP, parti libéral, enregistrait son meilleur score de l’histoire républicaine depuis 1949. Leurs 45% cumulés ne suffisent pas à renverser le chancelier SCHROEDER, qui, avec une coalition rouge/verte à 43% obtient une minorité de blocage incontestable, et donc incontournable. Les Verts reculent et sont dépassé par les néo-communistes du PDS-Die Linke, qui rassemblent en un fourre-tout bizarre les déçus du SPD avec Oskar LAFONTAINE et les nostalgiques de la RDA…

De fait, les deux blocs concurrents se retrouvent obligés de composer avec tout ou partie de leurs adversaires de hier : nouvelle coalition rouge-verte-jaune (c’est-à-dire avec les Libéraux qui trahiraient leurs électeurs de droite ?…), ou coalition d’un genre nouveau, entre la CDU/CSU, le FDP et des Verts opportunistes, qu’un Joschka FISCHER carriériste entraînerait dans une aventure avec la droite ?

Certains débats télévisuels semblent ne vouloir rejeter aucune hypothèse, des plus folles aux plus cyniques, des plus aveugles aux plus préjudiciables pour l’Allemagne…

La tâche d’Angela MERCKEL et de Gerhard SCHROEDER sera donc difficile, même si la solution d’une grande coalition SPD/CDU serait la moins particulière dans la vie politique allemande où le consensus est une tradition, et les arrangements dogmatiques plus faciles qu’en France…

Bien évidemment, un gouvernement résolument à droite aurait été le résultat le plus appréciable pour l’Allemagne : de vrais réformes auraient été mises en oeuvre.

La crise institutionnelle à laquelle sont confrontés les politiques allemands ne devra pourtant pas durer longtemps, tant seraient nombreuses et coûteuses les conséquences néfastes d’une tergiversation politique se prolongeant…

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