Situation de deuxième confinement : premiers constats…

Par UNI Archives

Le 20 janvier 2021 à 0h30

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Le deuxième confinement (suivi bientôt d’un troisième ?) a encore une fois été l’occasion malheureuse de faire les constatations suivantes :

– quoi qu’on nous raconte, la comparaison de la gestion de la crise en France avec celles des pays voisins amène à voir une grande désorganisation des innombrables officines chargées du soin, qui sont, rappelons-le, pas moins de quinze impliquées dans la lutte contre le COVID. Pendant qu’elles produisent d’ineffables circulaires de 20, 30, 50 ou plus, pages à destination des EHPAD et des médecins de ville, la vaccination ne commence pas vraiment depuis le début 2021 ! La réunionite fait des ravages et les coups de tampon appelleraient certainement quelques coups de pied au c… pour réveiller les avachis, les peureux et les irresponsables !

– la jeunesse française, qui devrait être prise en charge de la maternelle à l’enseignement supérieur, subit les restrictions souvent discutables imposées par un Etat déboussolé, ivre d’impuissance et immobilisé par une lourdeur administrative sidérante. L’Instruction publique est réduite à son expression la plus fantomatique, seulement sauvée de-ci de-là par des enseignants et des organisateurs dévoués, débrouillards et, pour tout dire, en rupture de ban avec les directives ubuesques des Ministères (3 théoriquement chargés de la jeunesse : Education nationale, Enseignement supérieur et Jeunesse et Sport) dont on entend peu les interventions responsables !…

– la situation économique et financière démolie emporte une vie quotidienne des étudiants de plus en plus délicate. L’accroissement du recours à la soupe populaire, aux Resto du Coeur, aux distributions de la Croix Rouge et aux solidarités familiales parfois difficile. Ceux issus des familles les moins dotées sont parfois obligés d’arrêter les études, de rendre leurs logements et de tenter d’entrer sur un marché du travail historiquement sinistré ! Quelles perspectives proposer à des jeunes dont la formation a subi déjà une année cahotique et validée tant bien que mal ?

– la perte de chance des enfants pauvres ou dont les parents sont obligés de travailler sans pouvoir les obliger à l’étude est considérable et sera le grand chantier de l’Education nationale convalescente elle aussi, après cette pandémie qui a frappé des esprits fragilisés par l’angoisse et la misère. Laisser des enfants pendant dix, douze, treize mois sans vrai encadrement professoral produit une masse de jeunes sans goût pour l’effort, le travail, l’apprentissage et une vague d’oubli des connaissances plus ou moins assimilées inouïe ! La tâche sera énorme et peut-être vaine…

– notre Mouvement a été confronté à une demande d’aide et d’assistance inédite dans notre histoire. Nos adhérents isolés, démunis, désoeuvrés et angoissés nous ont sollicités de toutes les manières possibles. Nous avons distribué parfois de la nourriture, de l’argent, du matériel et assuré une entraide psychologique que nous n’étions pas préparés à fournir. D’inattendues ressources ont été rassemblées par nos anciens, nos amis et des parents sensibilisés au sort malheureux de nos compagnons. Nous avons proposé très vite ces moyens aux étudiants qui prenaient contact avec nous, par tous les canaux imaginables. La débrouille a abouti à une chaîne de solidarité qui a soulagé de nombreux cas préoccupants. Nous devons remercier ici tous nos bénévoles et contributeurs !

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