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L’UNI dénonce la traditionnelle enquête « pifométrique » de l’UNEF

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 L'UNI dénonce la traditionnelle enquête « pifométrique » de l'UNEF

Comme à chaque rentrée, l’UNEF vient de publier son indicateur pifométrique du coût de la rentrée étudiante, afin de faire croire à une inexorable inflation du budget des étudiants.

On ne peut que s’interroger sur la méthodologie retenue par l’organisation étudiante pour le calcul de son indicateur quand on s’aperçoit que certains de leurs chiffres sont surestimés, voir totalement faux sur la partie « restauration étudiante ».

Les dépenses mensuelles des étudiants, hors-frais exceptionnelles liés à la rentrée, s’élèvent selon l’UNEF à 1 126,52 euros en province, alors que selon l’OVE, celles-ci s’élèvent en moyenne à 684,50 euros. La marge d’erreur très importante des chiffres de l’UNEF (plus de 64 % !) ne peut que discréditer l’étude menée par l’organisation étudiante.

Au vu de ces chiffres, on peut se demander si l’objectif de l’UNEF est bien de rendre compte de la réalité vécue par les étudiants, ou bien simplement de leur faire peur à des fins électorales.

Afin de mettre fin à la surenchère démagogique menée chaque année par certains syndicats étudiants, l’UNI demande au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, de mettre en place un véritable indicateur des coûts réels de la rentrée étudiante. Ce nouvel indicateur devra être le résultat d’une étude nationale, sérieuse et approfondie.

Il devrait permettre à tous les acteurs universitaires et politiques de prendre des décisions sur la base de chiffres sérieux et objectifs et non sur des fantasmes statistiques nés du cerveau fertile de certains dirigeants syndicaux, permettant ainsi de mettre fin à l’instrumentalisation démagogique de la question du pouvoir d’achat des étudiants par certains syndicats.

Une nouvelle fois, les résultats de cette enquête pifométrique sont contestables mais en cette rentrée une chose est sûr, c’est que l’UNEF a largement participé aux blocages des universités et à leurs 7 millions d’euros de dégâts. Ce chiffre-là, n’est pas pifométrique.

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Publié par Clément Armato

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