Paris 1 - Panthéon Sorbonne

Danièle Obono, une « décolonialiste » au sein de l’université française ?

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Danièle Obono, une « décolonialiste » au sein de l'université française ?

FIGAROVOX/TRIBUNE - Guilhem Carayon s’inquiète de la nomination de Danièle Obono à la Sorbonne. Il y voit une offensive du parti indigéniste à l’Université et craint que les thèses racialistes ne se développent au sein de l’enseignement supérieur.

Cette tribune est écrite par Guilhem Carayon, responsable de l’UNI Paris 1 Panthéon Sorbonne. Elle est cosignée par Olivier Vial, président de l’UNI.

Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du « Parti des indigènes de la République » (PIR) vient d’être nommée au sein du Conseil d’administration de l’UFR de Science politique de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Cette instance fixe au quotidien les orientations des enseignements et des recherches proposés aux étudiants.

Depuis plusieurs années, les activistes en tous « genres » tentent d’infiltrer l’Université afin de poser un vernis « scientifique » sur leurs engagements les plus radicaux. Les militants du genre furent les pionniers. Et désormais, les études de genre prospèrent et se répandent d’amphithéâtres en amphithéâtres. L’université a ainsi servi de caisse de résonance aux adeptes de l’écriture inclusive, aux avocats de la fluidité des genres et des toilettes neutres …

Avec Danièle Obono, c’est une autre idéologie qui fait de l’entrisme. Une idéologie aux antipodes de notre tradition humaniste. La député de Paris s’est, en effet, faite l’avocate des thèses « décolonialistes » prônées par le Parti des indigènes de la République.

Ce groupuscule extrémiste avait publié en 2016 des messages de soutien aux organisateurs d’un attentat contre des civils à Tel Aviv ! « L’Antisionisme », revendiqué par sa porte-parole Houria Bouteldja dissimule mal un réel antisémitisme. Selon elle, « les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe ». Sic !

A l’occasion des 10 ans des Indigènes de la République, Danièle Obono avait encensé le parti indigéniste, qualifiant même le discours de sa porte-parole Houria Bouteldja de « très beau et très juste ». En réalité, l’idéologie que Danièle Obono défend, repose sur des fondements racialistes. Elle va jusqu’à prôner la non-mixité raciale et sexuelle (!) dans les réunions politiques ou syndicales, en somme un apartheid inversé. Ce genre d’inepties tend malheureusement à se développer, comme ce fut le cas durant le blocus de Tolbiac, les étudiants avaient déjà pris l’initiative d’organiser des Assemblées Générales interdites aux hommes blancs. Re-Sic !

Elle s’est également « distinguée » dans son soutien à un texte de Rap dont les paroles font froid dans le dos : « Nique la France, et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes, (…) ton pays est puant, raciste et assassin » [1]. Doit-on s’attendre à ce que ce genre de colique verbale soit désormais au programme de l’UFR ?

Alors, comment a-t-on pu intégrer Danièle Obono dans un conseil qui détermine les orientations de l’enseignement des Science politique dans l’université symbole des libertés intellectuelles depuis le Moyen-Âge ? Comment peut-on avoir choisi une personnalité aussi radicale, discréditant par ses engagements anti-humanistes l’image et le prestige de La Sorbonne ?

L’argent public qui finance la recherche publique doit-il servir à diffuser une propagande « bolcho-trotsko-marxiste » comme se définit Danièle Obono, ou pire à soutenir l’offensive des « décolonialistes ».

En réalité, cette nomination n’entache pas seulement l’image de l’UFR de Science politique. Demain, ce seront l’ensemble des diplômes et des recherches de l’Université Paris 1 qui seront suspects. Nous demandons donc au Président de Paris 1 et au conseil d’administration de l’université de dénoncer cette nomination ;

Sinon, le risque c’est de voir l’université Française devenir le cheval de Troie de tous les courants nés au sein de la gauche radicale américaine la plus folle.

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Publié par Guilhem Carayon

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