Radicalisation dans l’enseignement supérieur : le ministère et les universités préfèrent ne rien voir, ne rien savoir !

Radicalisation dans l'enseignement supérieur : le ministère et les universités préfèrent ne rien voir, ne rien savoir !

Lundi 14 octobre, le monde de l’enseignement supérieur français apprend l’existence d’un formulaire destiné à détecter les « signaux faibles » de radicalisation chez les étudiants et enseignants à l’université de Cergy-Pontoise.

Face au tollé suscité sur les réseaux sociaux, et alimenté par quelques enseignants très politisés, l’université et son président décident de présenter leurs excuses tout en accusant le « référent radicalisation » d’avoir fait ce formulaire de sa propre initiative. Ce référent est pourtant le président de la direction hygiène, sécurité et environnement de l’établissement. C’est également un référent défense et sécurité nationale, l’une de ses principales missions est donc bien de faire remonter tous les incidents liés à ce phénomène de radicalisation, et finalement de pouvoir « élaborer une chaîne d’alerte adaptée à la réalité du terrain » afin d’assurer la sécurité des personnels et des étudiants.

La plupart des personnes recrutées en France pour faire le djihad ont moins de 25 ans. Les jeunes sont donc la principale cible des recruteurs et de la propagande de l’État islamique.

En 2015, le gouvernement avait mis en place un dispositif de signalement au sein de l’éducation nationale et de la fonction publique, dont s’inspirait d’ailleurs très largement la fiche de signalement de l’université de Cergy. Or aucun dispositif de signalement n’existe pour les jeunes lorsqu’ils ne sont plus au lycée. Force est de constater que malheureusement les établissements de l’enseignement supérieur, comme les universités, n’échappent pas à ce fléau.

Nous devons arrêter notre aveuglement, aujourd’hui le laxisme tue et les universités sont des cibles faciles pour des terroristes qui souhaiteraient s’attaquer à notre pays. Les universités ne peuvent pas continuer à être une faille béante dans notre système de sécurité et de lutte contre la radicalisation.

L’UNI demande que le gouvernement étende le dispositif de signalement mis en place dans les collèges et les lycées à l’enseignement supérieur, généralise la formation des personnels de sécurité à la détection de la radicalisation.

Le Président de la République rappelait le 8 octobre 2019 «  Une société de vigilance. Voilà ce qu’il nous revient de bâtir. Savoir repérer au travail, à l’école, les relâchements, les déviations . Cela commence par vous, fonctionnaires, serviteurs de l’Etat. Faisons bloc, tous ici réunis face au terrorisme. Nous mènerons toujours le combat et à la fin nous l’emporterons, car nous avons cette force d’âme. Nous le faisons pour nos morts, pour nos enfants, nous le faisons pour la nation. »

Que pensez de ce discours à la lumière des déclarations de sa ministre de l’Enseignement supérieur ?
On ne peut tenir de tels propos et en même temps refuser de mettre en place les mesures nécessaires.

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Publié par Clément Armato

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