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Autorité parentale, autorité sociale : l’attaque permanente...

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Autorité parentale, autorité sociale : l'attaque permanente...

Depuis le grand basculement politique de 1981, les idées de la gauche théoricienne issues de mai 68 ont malheureusement été mises en application, aussi bien dans l’organisation générale de la société que dans la vie quotidienne des Français.

Les socialistes et leurs alliés ont entrepris d’abattre systématiquement, minutieusement, les structures traditionnelles de la société : rien ne devait être épargné, car tout devait être remodelé selon le schéma délétère des progressistes et des démagogues. Les liens familiaux et sociaux, les structures d’Etat comme de l’entreprise, l’Ecole et l’Enseignement supérieur, la culture et l’histoire, la conception du monde et les singularités personnelles (les dites "identités"), ont été méthodiquement remis en cause, au profit de nouvelles conceptions plus floues, moins précises, plus discutables et donc plus facilement promouvables.

L’une des principales remises en cause fut et demeure encore de nos jours l’autorité, qu’elle soit d’Etat ou familiale. Depuis plus de trente ans, l’autorité parentale, dans ses deux versants, maternelle comme paternelle, est constamment critiquée, comme le marqueur d’une société ancienne, dépassée, rance, plus ou moins fasciste, avec la dénonciation hystérique du modèle "patriarcal". De nombreuses associations sont les ennemies résolues de cette architecture classique de la famille : si la place du père a déjà grandement changé depuis 1968, avec un rééquilibrage au profit de l’autorité de la mère, on peut estimer qu’elle pourrait être modifiée encore, mais sans toute cette frénésie nihiliste, toute cette colère destructrice, cette déraison malsaine et ce jusqu’au-boutisme hallucinant. Car enfin, l’autorité dans la famille, et particulièrement celle du père, n’est-elle pas le premier des moyens d’éducation des enfants ?

Poser cette question, c’est y répondre et aussi mettre en lumière l’objectif plus ou moins caché des organisations de gauche, auto-proclamées féministes et réellement extrémistes, qui veulent anéantir le rôle de la famille toute entière dans l’éducation et l’instruction des nouvelles générations, vouées à être rééduquées selon des critères et un programme résolument nihilistes. Détestant tout ce qui est structuré, ces mouvements hybrides, souvent consanguins, imbriqués dans le petit monde des idolâtres de l’anarchie et de la haine de soi, s’évertuent à dénigrer chaque velléité de remise en ordre ou de conservation de l’héritage historique de notre pays. De récents anciens ministres de l’Education nationale (VALLAUD-BELKACEM, PEILLON, HAMON) avaient redit dans des écrits ou des entretiens publiés leur volonté continuelle d’extraire les enfants de leur cadre familial, pour en faire de "bons citoyens", reformatés par la propagande progressiste et démagogue.

Mettre en cause l’autorité dans la famille, ce microcosme, entraîne les jusqu’au-boutistes à dénoncer l’autorité sociale détenue par l’Etat, ce macrocosme qu’ils dénoncent par tous les moyens possibles. L’Etat, pour ces groupes-là, n’est que la transposition institutionnelle du mâle blanc, européen, chrétien et hétérosexuel qu’il convient de couvrir sans cesse de toutes les cendres possibles. Car ce mâle-là a tous les torts, toutes les tares, toutes les culpabilités. Comme il doit être anéanti, toutes ses créations doivent l’être aussi, puisqu’elles procèdent de son "cerveau de patriarche oppresseur". Et l’autorité en premier, évidemment, au profit d’une bienveillance suicidaire et constamment capitularde.

Il est aisé de comprendre que cette remise en cause des autorités particulières procède de la volonté de remise en cause continue de l’autorité générale de l’Etat. Ils veulent détruire la maison commune, brique par brique, jusqu’aux fondations. Depuis bientôt cinquante ans, leur attaque est permanente, constante, d’une vigueur renouvelée et malheureusement efficace.

Notre Mouvement est bien sûr l’un de ceux qui résistent à cet assaut continué : toutes ces valeurs ébranlées, nous les considérons comme essentielles à la cohésion nationale, à la transmission de notre héritage, au maintien de cette civilisation française qui nous rend si fiers puisqu’elle a tant apporté. L’autorité partagée dans la famille doit être relayée dans la société, où les principes de vie civique ne peuvent pas être mis à mal par ces organisations aux buts clairement mortifères.

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Publié par Philippe Morel

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