Strasbourg

Orientation scolaire : les impératifs d’une vraie réforme selon l’U.N.I.

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Orientation scolaire : les impératifs d'une vraie réforme selon l'U.N.I.

La question de l’orientation des élèves après le collège ne cesse de se poser depuis quarante ans. La création du système scolaire uniformisé pour tous a entrainé le développement des inégalités de formation et d’orientation des jeunes, du fait des différences d’information et de connaissance des filières et des métiers par les parents.

Malgré les déclarations péremptoires des syndicats de l’enseignement, aucune réponse concrète n’a été apportée pour aider les parents et les enfants à faire un choix juste et éclairé.

C’est pourquoi l’U.N.I. propose d’orienter les indispensables réformes de structure de l’orientation professionnelle en respectant les impératifs suivants :

1. créer des périodes de découverte des métiers et des formations de deux à sept jours, dès la Sixième, en collaboration avec les organismes de représentation professionnelle, pour que les élèves voient et découvrent les métiers auprès de professionnels en action ;

2. développer les partenariats entre l’Ecole et les partenaires économiques et mettre en place des plates-formes permanentes de présentation et de publicité des métiers ;

3. réviser et rendre plus compréhensible les informations déjà disponibles et les rendre accessible aux jeunes par des moyens nationaux comme l’ONISEP ; créer au niveau des académies des systèmes d’information locaux présentant les besoins, les offres et les demandes d’emplois, de travail et de métiers de chaque région ;

4. réaliser le même travail pour l’Enseignement supérieur, avec les filières post-bac, professionnelles et privées, pour diminuer et rationnaliser les filières, les diplômes et les mentions trop nombreuses et redondantes ;

5. favoriser l’acquisition de connaissances pluridisciplinaires, dans des modules additionnables quelques soient les filières, pour créer un ensemble de connaissances de base communes dont la validation constituerait un capital universitaire minimum ;

6. développer la validation des acquis de l’expérience pour faciliter la reprise ou l’achèvement d’études ;

7. promouvoir les formations en alternance ou en apprentissage dans tous les domaines de l’enseignement, public ou privé, professionnelle ou classique, à partir du collège et dans l’Enseignement supérieur.

Toutes ces mesures devront être mises en application en concertation avec les représentations du monde économique et social, pour répondre de manière pertinente aux besoins économiques du pays, tout en préservant les formations à caractère fondamental.

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Publié par Philippe Morel

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