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Les crédits destinés aux BAIP doivent servir à l’emploi des étudiants, pas à l’emploi public

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Les crédits destinés aux BAIP doivent servir à l'emploi des étudiants, pas à l'emploi public

Aujourd’hui, mercredi 8 octobre, la version définitive du rapport sur les bureaux d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP) a été remise à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. L’orientation et l’insertion professionnelle, depuis la loi relative aux libertés et responsabilités des universités du 10 août 2007, constituent une des missions phares des universités. Chaque université devra préciser les volets du schéma directeur de leur bureau d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP) et adopter ce dernier avant le 31 décembre 2008.

Pour l’UNI, les BAIP doivent devenir une arme supplémentaire contre le chômage des jeunes diplômés. Pour être efficaces, les BAIP ne doivent pas être conçus sur un moule unique. Chaque université à ses propres particularités (disciplines enseignées, bassin d’emplois…) et il est important, comme il est précisé dans le rapport, que chaque BAIP soit en adéquation avec son milieu.

Chaque université est désormais appelé à élaborer un schéma directeur détaillant l’organisation de leur futur BAIP, l’UNI veillera à ce que ces schémas prennent bien en compte les quatre points qu’elle considère comme primordiaux :

-  La mise en place de modules permettant une meilleure connaissance de l’entreprise par les étudiants (écriture des CV et des lettres de motivation, aide aux projets professionnels)
-  La mise en place d’une banque de stages
-  Le suivi des jeunes diplômés et l’accompagnement vers l’emploi
-  La création de statistiques d’insertion par filière.

Enfin l’enveloppe globale prévue par Valérie Pécresse (55 millions d’euros) ne doit pas servir à créer systématiquement de nouveaux postes dans la fonction publique ; mais doivent au contraire permettre à chaque université de piloter avec souplesse et efficacité son BAIP.

L’UNI appelle les présidents d’universités à confier à de réels professionnels de l’insertion cette nouvelle mission sous forme d’embauches de contractuels, de partenariat avec des associations spécialisées, comme l’AFIJ ou même de délégation de service publique.

Il serait regrettable que pour faire plaisir à certains syndicats, on se contente de créer des postes de fonctionnaires ou que l’on affecte des professeurs dont l’insertion professionnelle et l’orientation ne sont pas la spécialité.
L’objectif est de mobiliser les meilleurs spécialistes de l’insertion pour que les BAIP soient une réussite et permettent de faciliter l’entrée sur le marché du travail des jeunes diplômés.

La loi LRU a confié une nouvelle mission aux universités : l’insertion professionnelle. Après plusieurs mois de concertation, un rapport vient d’être remis à Valérie Pécresse sur le périmètre et l’organisation des bureaux d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP). Une enveloppe de 55 millions d’euros va être débloquée pour leur mise en place. Déjà certains syndicats souhaitent transformer ces crédits en création de poste de fonctionnaires…

Il ne faut pas confondre emploi public et emploi des jeunes diplômés.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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