Un mouvement de contestation qui se cherche

Un mouvement de contestation qui se cherche

Plusieurs semaines après avoir commencé, force est de constater que le mouvement de contestation dans les universités se cherche. Aujourd’hui a eu lieu une nouvelle « journée de mobilisation » à l’appel des syndicats de gauche, avant la nouvelle manifestation nationale de jeudi.

Entre mots d’ordre diamétralement différents selon les facs, des syndicats qui se disputent le leadership de la contestation (des militants de l’UNEF et du mouvement d’extrême gauche « combat » en sont par exemple venus aux mains en pleine AG à Montpellier), un mouvement qui peine à s’amplifier ou un désaccord sur la méthode entre enseignants-chercheurs, la mobilisation patine.

Ceux qui appellent à amplifier le mouvement de contestation ont visiblement du mal à savoir précisément pourquoi.

Petit florilège des revendications dans les AG…

Les assemblées générales (AG) qui se réunissent dans les facs sont l’occasion d’apprécier l’imagination débordante de certains contestataires, au vu des revendications exprimées. Petit florilège, loin d’être exhaustif :

A Toulouse, le SMIC à 3000 euros a été demandé, pendant qu’à Grenoble un vote sur la dissolution de l’assemblée nationale a été proposé, et qu’à Nanterre a été votée la régularisation des sans-papiers. A Paris 1, sur le site de Tolbiac, réputé pour être un foyer permanent de soulèvement étudiant, une réunion contre la répression de la police sera organisée demain, tandis qu’un débat sur la régularisation des sans-papiers est prévu vendredi.

Ces revendications, bien éloignées de l’initial projet du décret portant sur le statut des enseignants-chercheurs, prouvent que ceux qui poursuivent le mouvement de contestation le font pour des raisons purement politiques.

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Publié par Rémi Martial

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