L’UNI et le Collectif des Etudiants en Santé demandent le maintien des épreuves du concours de la PACES

L'UNI et le Collectif des Etudiants en Santé demandent le maintien des épreuves du concours de la PACES

Depuis plusieurs mois, nous traversons une crise sanitaire sans précédent qui a profondément boulversé nos sociétés. L’enseignement supérieur et l’organisation de ses examens n’ont pas été épargnés.

C’est le cas d’un certain nombre de concours comme celui de la PACES (Première Année Commune Aux Etudes de Santé) qui sont maintenus, malgré un décalage de plusieurs semaines. Ce concours permet aux étudiants d’accéder aux filières de médecine, maïeutique, pharmacie, odontologie, et masso-kinésithérapie. Il se déroule en deux phases : des épreuves à la fin du premier semestre permettant d’établir un classement général, puis des épreuves sur de nouvelles matières à la fin du second semestre permettant d’obtenir un classement définitif des candidats et de les orienter vers les différentes filières. En effet, ces épreuves du second semestre se composent d’un tronc commun auquel s’ajoutent des Unités d’Enseignement de spécialité (découpées en différentes matières) correspondant aux différentes filières.

Or il s’avère que les universités de Toulouse et Marseille ont annoncé récemment une modification des modalités d’évaluation. En effet, les épreuves du second semestre se dérouleront bien en présentiel. Cependant, les différentes épreuves, habituellement réparties sur plusieurs jours, durant le plus souvent de 30 minutes à 1h30 et comportant plusieurs dizaines de QCM, seront condensées en une seule épreuve de 1h35 à Marseille et 1h15 à Toulouse pour le seul tronc commun. A Toulouse, des UE habituellement évaluées sur 20 à 30 questions le seront sur une dizaine à peine. De plus, une épreuve rédactionnelle de « Santé Société et Humanité » durant initialement 1h30 sera réduite à 7 QCM en 10 minutes. Ainsi, les étudiants ne passeront que deux épreuves : une de tronc commun, et une de spécialité.

Toutes ces modifications ne sont pas sans conséquence ! D’une part, elles participent grandement à accroître le stress d’étudiants, déjà sous grande tension au vu de la difficulté de la PACES, auquel se rajoutent plus d’un mois de travail supplémentaire dans des conditions parfois très précaires. D’autre part, ces modifications s’avèrent être profondément injustes ! En effet, en diminuant ainsi le nombre d’épreuves et de questions, le facteur chance se trouve augmenté au détriment d’une évaluation complète et représentative des efforts fournis par l’étudiant !

L’UNI et le CES (Collectif des étudiants en Santé) demandent que le concours de PACES se déroule selon les modalités prévues initialement ! Nous ne pouvons, nous permettre de dévaloriser ce concours, le rendant ainsi injuste pour les étudiants. Au contraire, celui-ci doit permettre d’évaluer le travail de ces derniers, et ainsi récompenser les meilleurs, en diminuant au maximum le facteur chance, comme cela est fait avec le déroulement habituel des épreuves.

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Publié par Clément Armato

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