“10 pour tous” à la Sorbonne : la défaite des fossoyeurs gauchistes de l’université

“10 pour tous” à la Sorbonne : la défaite des fossoyeurs gauchistes de l'université

Pour Jacques Smith et Clément Armato, délégués nationaux de l’association étudiante UNI, la décision du tribunal administratif de Paris de ne pas autoriser la règle du “10 pour tous” à la Sorbonne est une victoire de la méritocratie... Et une défaite de l’égalitarisme porté par la gauche universitaire.

Depuis deux mois, les 43 000 étudiants de la prestigieuse université Paris 1 Panthéon-Sorbonne attendent, inquiets, de pouvoir passer leurs examens et terminer leur année. Ils étaient, malgré eux, spectateurs d’une bataille juridique et idéologique qui se jouait sous leurs yeux : d’un côté, les partisans de l’égalitarisme et du nivellement par le bas, de l’autre les défenseurs du mérite et du travail.

En effet, les associations étudiantes et de professeurs de gauche et d’extrême-gauche, recherchant comme à leur habitude la moindre opportunité pour développer leur dangereuse idéologie à l’université, avaient proposé un « cadrage » pour les examens du second semestre. Leurs élus étudiants avaient poussé le conseil compétent en la matière, la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU), à adopter des délibérations demandant à ce que les notes inférieures à 10 ne soient pas comptabilisées. Comprenant vite le danger qu’aurait représenté ce « 10 pour tous », à la suite de premiers recours de certains professeurs et du rectorat, l’UNI décidait de lancer une action en justice.

Ce vendredi 5 juin, le tribunal administratif de Paris a tranché et décidé d’annuler ces délibérations illégales.

Cette victoire en justice ne doit pas démobiliser ceux à qui le tribunal a donné raison. Cette affaire montre à quel point la gauche étudiante et professorale sont capables de se servir de moments de crise pour faire avancer leurs idées. Le « 10 pour tous » est une mesure idéologique symbolique pour la gauche universitaire. Plus largement, ce sont les mêmes qui bloquent tous les ans le site de Tolbiac et agressent et crachent les étudiants qui vont passer leurs partiels, comme à Arcueil, en 2018. Au-delà du combat pour la qualité des diplômes et l’image de l’enseignement supérieur qui doit être mené, ce sont véritablement deux visions opposées du travail et de l’université française qui s’affrontent.

Le « 10 pour tous » est le fer de lance d’un égalitarisme forcené. La gauche a toujours été obsédée par cette idée « d’égalité de tous ». Mais le fait que tous les étudiants aient au moins 10/20 représente une profonde injustice. En effet, cette mesure s’oppose au principe d’égalité des chances entre tous les étudiants. Car en dégradant la qualité des diplômes, le « 10 pour tous » défavorise l’étudiant qui aurait bien travaillé toute l’année pour avoir ce diplôme. Ce même étudiant se retrouvera, plus tard, complètement démuni devant son employeur, avec un diplôme dont la valeur aura fortement diminuée (ou comme le bac, totalement disparue). A l’inverse, l’étudiant qui aurait eu sa moyenne sans travailler, recevra un diplôme qui ne correspond ni à ses véritables compétences, ni à ses connaissances. C’est bien pour cela que toute note doit correspondre à un travail rendu. L’égalitarisme poussé à l’extrême conduit à mettre en place un système intrinsèquement injuste et inique.

Sans la possibilité d’échouer, il n’existe pas de véritable réussite

De plus, c’est le nivellement par le bas qui est clairement promu dans cette proposition. En donnant la moyenne à tous les étudiants sans exception, le travail et l’effort sont sacrifiés ; ils n’ont plus de valeur, ne sont pas reconnus, et donc, ne sont pas récompensés. Le mérite n’existe plus.

Nous assistons à une inversion des valeurs qui est dangereuse pour nos étudiants et notre pays. Le travailleur est dénigré tandis que l’étudiant oisif est favorisé. Un étudiant est poussé à travailler parce qu’il a la volonté d’obtenir son diplôme, qui est la récompense de son travail. Si ce diplôme est donné à tous, alors il n’est plus une récompense, ni le fruit de son travail, il devient la norme. Plus aucun étudiant ne serait méritant. Beaumarchais disait « sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ». Nous pourrions oser : sans la possibilité d’échouer, il n’existe pas de réussite ! Le nivellement par le bas est donc un raisonnement qui, poussé à son paroxysme, conduirait à l’effondrement du système universitaire.

L’égalitarisme : héritage de mai 68

Cette proposition montre ainsi comment l’UNEF et tout le gauchisme étudiant conçoivent l’université. Elle détruit le mérite, dégrade les diplômes et entrave l’entrée des étudiants sur le marché du travail mais tout cela, la gauche n’en a que faire. Pour elle, on ne vient pas à l’université dans le but de décrocher un métier. Il ne s’agit pas de se mettre au service de la nation en décrochant un emploi mais la remettre constamment en question. Il ne s’agit pas de trouver un projet professionnel pertinent et cohérent mais de savoir écrire parfaitement en écriture inclusive. Il ne s’agit pas d’acquérir connaissances et compétences mais connaître sur le bout des doigts la théorie du genre et les thèses indigénistes. Bref, nous sommes bien loin de l’objectif donné par Napoléon à l’université française : former les futurs cadres de la nation.

Comme en mai 68, les lycéens, enseignants, personnels et étudiants doivent se rassembler afin de résister et d’être les sentinelles avancées de la droite contre la gauche et l’extrême-gauche dans les universités. Ce 30 mai 2020, l’UNI a fêté ses 52 ans de combats au service de la France. Comme nous venons de le faire à Paris Panthéon-Sorbonne, nous continuerons encore et toujours de nous battre contre les fossoyeurs gauchistes de nos universités, contre l’égalitarisme et le nivellement par le bas, pour le travail, l’effort, le mérite et la récompense.

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Publié par Clément Armato
Publié par Jacques Smith

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