Strasbourg

Situation d’après-confinement : deuxièmes constats...

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Situation d'après-confinement : deuxièmes constats...

Depuis la fin officielle du confinement le 11 mai 2020, l’actualité nous permet de faire de nouveaux constats :

1. l’incertitude demeure quant à la dangerosité de la COVID, avec des discours médiatiques fluctuants concernant le port du masque, les mesures dites "barrières" (en vieux français "d’hygiène élémentaires"), le développement prochain ou non d’un vaccin (utile ou non ?), la durée de cette pandémie mondiale et le retour au "monde d’avant" pour ne pas dire "normal" ;

2. les conséquences économiques de la maladie commencent à être évaluées et sont textuellement "inimaginables" pour la population : les centaines de milliards évaporés à cause du confinement ne seront recréés que très lentement par une activité qui ne retrouvera son niveau d’avant crise qu’après 2022 ou 2023 ;

3. pendant tout ce temps-là, des centaines de milliers de jeunes diplômés et de jeunes sans formation réelle vont arriver sur un marché de l’emploi réduit à zéro, sans perspectives de redémarrage et d’embauches dans quel que secteur que ce soit : le chômage atteindra par conséquent des niveaux jamais vus, avec des pronostics de réduction hypothétique, lente et mal répartie selon les secteurs d’activité et les classes d’âge ;

4. les relocalisations promises ou évoquées sur les plateaux télévisuels ou dans des conférences d’experts sentencieux sont déjà remises en cause par la dure réalité : pour redémarrer leurs activités, les industries doivent d’abord s’appuyer sur leurs capacités actuelles, implantées partout dans le monde, avant d’envisager, trésoreries reconstituées, d’éventuels déménagements productifs onéreux : quand le risque de faillite aura disparu, alors peut-être pensera-t-on vraiment à relocaliser (?) ;

5. la Chine a repris ses productions et ses expéditions de matériels divers et variés, dont les masques et les respirateurs, au détriment de producteurs français naïfs, qui avaient cru dans une possible préférence nationale pour approvisionner le système français de santé : erreur lourde de conséquences pour ces entrepreneurs qui se retrouvent avec des stocks, des machines et des employés inutiles et invendables, sacrifiés au profit du moins cher. Le prix des produits demeure donc le maître-étalon du commerce ;

6. le gouvernement français continue à démontrer jour après jour que, en comparaison des pays voisins, il demeure incapable de résoudre les problèmes logistiques stratégiques vitaux pour le pays...

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Publié par Philippe Morel

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