Valeurs actuelles : la lutte s’organise contre le déboulonnage d’une statue de Napoléon

Valeurs actuelles : la lutte s'organise contre le déboulonnage d'une statue de Napoléon

L’annonce du maire PS de la ville ne passe toujours pas à Rouen. Remplacer la statue de Napoléon, présente depuis 1865, est une hérésie pour beaucoup, à commencer par les étudiants de l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire). Le collectif a lancé une pétition pour empêcher son démantèlement : « Pour le retour de la statue de Napoléon devant la mairie de Rouen ». L’UNI compte bien réagir face à la décision de Nicolas Mayer-Rossignol. Pour les étudiants, il s’agit une nouvelle fois d’un geste contre l’Histoire de France. « Une fois de plus, la gauche et son alliance verte-rose-rouge participe à la déconstruction de notre Histoire. N’oublions pas que Napoléon est à l’origine de la création du Code civil, des lycées des universités, de l’Arc de Triomphe ou encore de la simple numérotation de nos rues », met en avant l’UNI.

L’association se dit également fière de « l’héritage passé laissé par Napoléon », puisque c’est une « des plus grandes figures de notre Histoire ». Ils complètent d’ailleurs que si la statue a résisté à deux guerres mondiales, elle « résistera au socialisme ».

« On se trompe de combat »
Si la pétition a recueilli déjà près de 500 signatures elle a le soutien de l’historien Thierry Lentz. Dans Le Parisien, le directeur de la Fondation Napoléon s’emporte contre cette nouvelle décision à l’encontre d’une statue. Déjà, pour lui, « Napoléon a participé à la prospérité de la ville en soutenant les manufactures textiles », œuvrant donc à la paix générale de 1802. « On participe à la destruction mémorielle […] A mon sens, on ne peut pas bâtir un avenir sur une négation du passé ou en racontant n’importe quoi », tonne-t-il. Thierry Lentz dénonce enfin un « phénomène de mode », comme le sapin de Noël « qu’on ne veut plus installer » dans certaines villes. « On veut aller dans le sens des néo féministes ou des racialistes, sous prétexte d’être moderne ou se tromper de combat », fustige l’historien.

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Publié par Jacques Smith

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