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Des origines de l’Université sinistrée (1) : remarques introductives

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Des origines de l'Université sinistrée (1) : remarques introductives

Les dernières polémiques relevées dans le monde feutré de l’Université permettent de faire quelques remarques générales :

1. après la disparition du monde soviétique, les démagogues de gauche se sont retrouvés orphelins. Après une courte période d’expiation idéologique , ils ont saisi avec soulagement les étendards nouveaux de la défense des "Minorités", quelles qu’elles soient : sexuelles, ethniques, raciales, éthiques, "d’Ailleurs", dont le "Migrant" est devenu l’emblématique symbole. Le temps passant et grâce à des définitions toujours plus pointues, sont apparues des "minorités" encore plus minoritaires, toujours plus spécialisées, souvent incroyables, et dont la promotion acharnée a favorisé une visibilité soudaine et étonnante. Et leur incompréhension a permis la dénonciation partisane de "phobies" aux visages innombrables : islamophobes, homophobes, transphobes, grossophobes, glottophobes, etc. La créativité des "défenseurs de..." est remarquable.

2. la défense de ces "minorités" a suscité la création dans les milieux intellectuels politisés de nouveaux champs de propagande, qualifiés sans gêne de "scientifiques", et promu au sein des corps constitués par de zélés soutiens : les études de genre, d’intersectionnalité, de différences diverses, ont fait florès dans l’Université, traversée depuis longtemps par des luttes de pouvoir et d’idéologies progressistes. Les vieilles lunes marxistes ont été recyclées commodément pour continuer à combattre l’horrible capitalisme. La détestation obsessionnelle de ce système économique et de la société traditionnelle qui le supporte a empêché les nouveaux Torquemada de la Bien-Pensance de voir tous les défauts de leurs nouvelles lubies, car l’essentiel pour eux est de détruire ces structures honnies, et ce, quoi qu’il en coûte. Islamisme, indigénisme, théorie du genre, peu importe les idées, les méthodes et les moyens demeurent les mêmes pour déstabiliser la Société et l’affaiblir.

3. dans le monde universitaire, fonctionnarisé et exempté de toute confrontation au réel, tournent en boucles ces idées hallucinantes, exposées dans un jargon toujours plus abscons, selon des points de vue à chaque fois plus exclusif et totalitaire, n’acceptant aucune contradiction ou mise en perspective. La réécriture du monde à l’intérieur de ces structures au confort ouaté, engendre une séparation toujours plus grande entre ces cercles initiés et le commun des mortels, jugés soit ignorants, stupides ou incapables de comprendre leurs idées. Le mépris de ces castes autocentrées et autosatisfaites s’accroît au fur et à mesure de leur concentration, réalisée grâce aux procédures de recrutement dévoyées par le copinage et les concours calibrés à dessein. Toute voix discordante est dénoncée sans pitié par la police des tenants du Bien, minoritaires mais hyperactifs, grandes gueules et intolérants. Des membres autrefois approuvés et promus peuvent même être disqualifiés lorsque, le temps passant, ils ne correspondent plus aux nouvelles doxas à la mode.

4. leur obsession anticapitaliste et antilibérale entraîne une paranoïa qui s’exerce contre tous ceux qui osent contredire ou discuter les dogmes établis. Toute dispute intellectuelle est taxée de harcèlement, de mise en cause personnelle, d’attaque contre la discipline ou les travaux menés : l’exemple des enseignants de l’IEP de Grenoble est significatif de ce cas. S’étonner de l’intitulé d’une réunion peut suffire à jeter le discrédit sur le sceptique, et à le livrer à la vindicte de décérébrés et de prédateurs en mal de proie. L’inconséquence règne en maître au sein de ces cercles, jamais mis devant leur responsabilité individuelle par une Administration partisane et peureuse.

5. le problème est bien sûr que ces inepties conceptuelles ne demeurent pas dans ces cercles infâmes. Les tacticiens d’extrême-gauche sont parvenus à diffuser ces préceptes dans de nombreuses filières de sciences humaines, et ont même tenté de les faire pénétrer dans les filières scientifiques : n’a-t-on pas entendu parler de "mathématiques genrés" dans certains milieux exaltés ? Nombreux sont les imbéciles, les naïfs, les opportunistes, les suiveurs et les peureux, à faire leurs ces concepts, pour des privilèges, des promotions, des exclusivités, une renommée factice, en faisant fi de toute honnêteté intellectuelle. La masse des serviles a permis l’instauration de cette nouvelle tyrannie de la pensée, qui n’a pas eu à lutter beaucoup contre la majorité amorphe et complexée des autres enseignants-chercheurs.

6. la propagation de cet ensemble digne du boulgi boulga, dont l’indigeste composition permet tous les accommodements et toutes les adaptations imaginables, dans tous les cénacles de l’Education nationale, a favorisé la baisse générale de l’exigence, l’émergence d’idées pédagogistes encore plus nuisibles et l’attaque systématique du contenu de chaque discipline enseignée. L’histoire est bien sûr la première matière visée, puisqu’il s’agit de détruire toute référence supérieure et toute mémoire valable du pays : nul personnage n’est plus à l’abri d’accusations anachroniques, d’autant plus outrées qu’elles sont proférées devant des élèves dont le niveau culturel et la capacité de réflexion autonome ne cessent de baisser. La fabrique de crétins et de brutes marche à plein, grâce à l’évaporation des savoirs et des savoir-faire.

7. les conséquences de cet avachissement général se constatent aujourd’hui cruellement : en quarante ans de gauchisme destructeur, le pays a perdu ses capacités scientifiques et productives, ses meilleurs cerveaux s’exilent, la peur de la science progresse, la remise en cause de la Civilisation française est permanente, les héros et les modèles sont mis à bas, l’ensauvagement est croissant et les moyens d’y remédier disparaissent en même temps que les gens capables de redresser le pays. Les complices de cette destruction programmée relaient sans vergogne cette soupe relativiste et croient pouvoir survivre à la décadence, jusqu’au jour où les victimes de leur stratégie assassine viendront à leur porte exiger explications et rançon ?

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Publié par Philippe Morel

Adhérent depuis 1998.

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