Un bon projet qui a mis en difficulté la gauche syndicale

Un bon projet qui a mis en difficulté la gauche syndicale

C’est en formation plénière et en présence de François Goulard, Ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche, que le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), a examiné mercredi 9 novembre, le projet de loi de programmation pour la recherche.

C’est seulement par 21 voix contre 19, que le CNESER s’est prononcé contre ce texte. Ce mauvais résultat enregistré par les opposants au projet dans une enceinte qui d’habitude s’oppose à tous les projets de manière systématique, est la preuve que ce projet de loi a réussi à faire bouger les lignes. En effet, la gauche syndicale (FSU / SNESUP, SGEN-CFDT, UNSA, CGT et UNEF) a eu du mal à mobiliser sur un texte qui s’inscrit dans une logique de résultats, d’efficacité et d’un meilleur contrôle des deniers publics en matière de recherche. Le texte n’a été rejeté que grâce aux voix de la Fage qui une fois encore aura montré son inféodation à la gauche dont elle est régulièrement le supplétif.

L’UNI (droite universitaire) a, quant à elle, soutenu ce texte (l’UNI fut la seule organisation étudiante a se prononcer pour ce texte) dont les avancées sont nombreuses. L’UNI loue l’effort financier sans précédent du gouvernement qui souhaite amener à l’horizon 2010, la part des dépenses de recherche à 3 % du PIB (26 milliards d’euros), conformément aux objectifs de Lisbonne, pour la mise en œuvre d’un espace européen de la recherche.

De même, tant en matière de coordination, de pilotage politique que d’évaluation des équipes de recherche, l’UNI
a soutenu ardemment la création de nouvelles autorités :

-  le Haut Conseil de la Science et de la Technologie composé de 20 scientifiques reconnus, placé auprès du Président est chargé d’établir une vision prospective comme des priorités nationales de la recherche française
,
-  l’Agence Nationale de la Recherche, chargée de développer le financement sur projets dans des domaines qui apportent une plus-value à la recherche,

-  l’Agence d’Evaluation de la Recherche, qui devra évaluer les activités de recherche afin d’établir une transparence de l’utilisation des deniers publics.

Enfin, en ce qui concerne les jeunes chercheurs, des perspectives de carrière attractives sont mises en place avec une revalorisation des allocations de recherche pour les doctorants (+8% au 1er janvier 2006), la possibilité de décharges de service d’enseignement pour les jeunes enseignants afin d’effectuer des recherches, ainsi que la valorisation des travaux des jeunes chercheurs méritant, par la création de bourses Descartes qui leur donnera les moyens de mener des activités de recherche performantes.

L’UNI regrette cependant que cette nouvelle séance du CNESER ait de nouveau servi de tribune politique à des syndicats qui ont continué à confondre défense de la science et de la recherche françaises et politique politicienne et défense d’intérêts purement corporatistes.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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