A défaut de mobiliser, le mouvement anti-CPE s’enfonce dans la violence

A défaut de mobiliser, le mouvement anti-CPE s'enfonce dans la violence

Les affrontements dans la nuit du 16 au 17 février à Rennes entre des étudiants et les forces de l’ordre, ont été le point culminant d’une semaine placée sous le signe de la radicalisation du mouvement anti-CPE, largement mené par l’extrême-gauche étudiante.

Successivement, ce sont les mouvements de grève dans les universités de Rennes II, Toulouse III (Paul Sabatier), Poitiers, Grenoble, et plus récemment l’université Toulouse II (Mirail) qui ont dégénéré et donné lieu à des actes de violence sans précédent : violences physiques, bousculades entre étudiants grévistes et non-grévistes, blocage des accès aux campus et aux locaux, atteinte à la liberté de circulation des étudiants et des personnels, dégradation de biens publics...

Des militants de l’UNI, présents sur ce dernier campus pour les élections universitaires des 14 et 15 février derniers, ont d’ailleurs été victimes de violences en réunion et de menaces de mort, par une soixantaine de militants d’extrême-gauche (Fédération Syndicale Etudiante, SUD-Etudiant,...). Ces incidents ont donné lieu à des dépôts de plainte.

L’UNI (droite universitaire) condamne fermement ces agissements et appelle à la responsabilité des présidents d’université qui doivent dès maintenant et conformément à leurs prérogatives inscrites à l’article 27 de la Loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur :

-  assurer la sécurité des personnes et des biens et la libre circulation des étudiants,

-  éviter les violences morales et physiques,

-  permettre le bon déroulement des enseignements.

Dans le cas contraire, l’UNI se verrait dans l’obligation de recourir à des actions en justice pour contraindre les autorités administratives de ces établissements à veiller à l’application de leurs obligations respectives.

Dès lundi, l’UNI fournira sur son site internet www.uni.asso.fr, une assistance juridique à destination des étudiants non-grévistes qui sont depuis plusieurs jours, les victimes des exactions de groupuscules de gauche et d’extrême gauche.

Partager cet article:
Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

Vous aimerez aussi:

0 Commentaires

Le forum sera ouvert prochainement