Les étudiants non grévistes et l’UNI se mobilisent

Les étudiants non grévistes et l'UNI se mobilisent

Le « Contrat Première Embauche » a été largement adopté par le Sénat dans la nuit du mardi 28 février au mercredi 1er mars, par 172 voix contre 42. Après plusieurs semaines de blocages aussi bien dans les universités qu’au sein du parlement, c’est une victoire importante pour les partisans du CPE.
L’UNI, qui depuis plus d’un mois a multiplié les campagnes d’information et de soutien à ce projet, espère qu’il sera, dorénavant, rapidement mis en place afin de répondre au problème urgent de l’emploi des jeunes.

Prises d’otages et manipulations

Certaines universités sont, aujourd’hui encore, prises en otage par quelques poignées d’activistes d’extrême-gauche (rarement plus d’une trentaine). Ces derniers ne parvenant pas à mobiliser les étudiants dans leur combat d’arrière garde ont radicalisé leur discours et leurs actions. Violences, intimidations, dégradations de biens publics se multiplient. Des militants de l’UNI ont, encore une fois, été agressés devant le centre Tolbiac (Paris 1) ce matin, mercredi 1er mars, parce qu’ils demandaient l’arrêt des blocages.
L’UNI condamne ces blocages illégitimes dont les premières victimes seront les étudiants qui ne peuvent pas préparer leurs examens dans de bonnes conditions.
La mobilisation anti-CPE s’effondre : la manifestation parisienne n’a rassemblé mardi 29 février que 1300 personnes. A quelques jours de la manifestation du 7 mars, certaines organisations syndicales et politiques tentent « la manipulation de la dernière chance » en appelant à la grève. Cet appel à la grève n’a qu’un seul objectif : essayer de gonfler artificiellement les rangs des manifestants pour la journée du 7 mars grâce à des professeurs, des lycéens, des permanents de syndicats de salariés.

Garantir la liberté d’étudier et lutter contre les blocages

A Rennes, Toulouse, Poitiers, Tours et dans les universités parisiennes, les étudiants non-grévistes, avec le soutien de l’UNI, sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour défendre leur droit d’étudier dans de bonnes conditions.
Afin de continuer à faire entendre la voix de l’immense majorité des étudiants l’UNI lance une pétition « contre le blocage des universités et pour la liberté d’étudier ».
Enfin l’UNI rappelle aux présidents d’université qu’ils sont et doivent être les garants de la sécurité et de l’ordre public au sein de leurs établissements. A défaut de réaction de leur part à la hauteur de leur responsabilité, l’UNI n’hésitera pas à déposer des recours devant la justice administrative afin que la liberté d’étudier soit restaurée.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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