Une volonté commune de dialogue entre les organisations étudiantes et le Premier ministre

Une volonté commune de dialogue entre les organisations étudiantes et le Premier ministre

Aujourd’hui, lundi 20 mars, Gilles de Robien ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche et François Goulard, ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, ont reçu trois des quatre organisations représentatives des étudiants (l’UNI, la FAGE et PDE) afin d’évoquer avec elles la question de l’insertion professionnelle chez les jeunes.

Le Premier ministre s’est invité à cette réunion et a fait preuve d’une très grande disponibilité en dialoguant pendant plus d’une heure avec les organisations étudiantes présentes. Dominique de Villepin a réaffirmé que la loi qui a été adopté s’appliquerait, mais que la concertation devait permettre d’enrichir le dispositif. Plusieurs pistes ont été abordées : améliorations des garanties en cas de rupture de contrat, modulation de la durée de la période de consolidation par des accords de branches, mise en place de procédures d’évaluation....

L’UNI, qui a toujours considéré que le CPE était un outil supplémentaire et nécessaire pour lutter contre le chômage et la précarité que connaissent les jeunes, salue la volonté affiché par le Premier ministre d’enrichir ce contrat.

Si la concertation et le dialogue permettent d’aller aux bouts des pistes envisagées avec le Premier ministre, le CPE sera alors mieux adapté et plus protecteur qu’un CDI avec moins deux ans d’ancienneté. L’UNI se félicite qu’un premier « round » de concertions soit rapidement lancé. Une réunion est, ainsi, prévue demain matin à Matignon.

Au moment où l’UNEF appelle au boycott des élections aux CROUS, l’UNI a réaffirmé que ces élections devaient avoir lieu. Pour les étudiants, ces élections seront une formidable opportunité de faire entendre leur voix démocratiquement et à bulletins secrets loin du despotisme des AG et de leur absence de représentativité.

L’UNI a rappelé au Premier ministre que les blocages qui paralysent toujours une dizaine d’universités sont aussi illégaux qu’illégitimes. Les étudiants qui doivent passer des examens, ou valider un semestre pour pouvoir partir étudier à l’étranger, débuter un stage ou commencer à travailler, sont aujourd’hui les victimes d’une poignée d’extrémistes qui les prennent en otage. La mobilisation des étudiants non grévistes s’accentue d’heures en heures, les présidents d’universités doivent maintenant les entendre et permettre la reprise des cours.

Partager cet article:
Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

Vous aimerez aussi:

0 Commentaires

Le forum sera ouvert prochainement