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Cette France qu’on oublie d’aimer

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Cette France qu'on oublie d'aimer

Que reste-t-il de la « France éternelle » ? L’auto flagellation, la repentance, et le déclinisme sont devenus des figures à la mode. De rentrées « littéraires » en « unes » de magazines ces anathèmes prospèrent à tel point que nos compatriotes ont petit à petit oublié d’aimer leur pays.

Cet amour on le retrouve dans les yeux et sous la plume d’Andreï Makine, sibérien de naissance et français d’élection. L’ancien prix Goncourt, dans une courte profession de foi, nous guide à travers « certaines idées de la France ».

La France, c’est autant un pays, une Histoire, un esprit, des formes - quelque fois superficielles - qu’une langue. Ce substrat forme ce que l’auteur appelle la francité et qui a traversé les siècles et les continents pour venir le séduire jusque dans sa Russie natale.

Malgré son admiration littéraire, son regard reste lucide. Depuis vingt ans qu’il vit en France, Andrei Makïne a eu le temps de se plonger dans nos contradictions et nos travers. Il a vu le politiquement correct s’étendre et étouffer petit à petit la francité et la rendre moins audible à l’étranger. Ainsi note-t-il :

« Le décalage entre le discours officiel et les commentaires que les français osaient en privé me rappelait la situation dans ma patrie soviétique. Le même double langage, la même schizophrénie collective. »

« La force de la francité, cette liberté avec laquelle la pensée abordait l’homme, la cité et l’Histoire, cette furie intellectuelle française si peu cartésienne, a cédé la place aux prudentes approches de déminages. Oui, c’est ainsi qu’apparaît, de nos jours, le Français pensant : une intelligence affublée d’innombrables couches de protection et qui tâtonne, se faufile entre les interdits, rampe sur un champ de mines, toute effrayée d’une possible explosion. Et si toutes ces mines étaient imaginaires ? Et si on n’était pas obligé, en engageant une franche discussion, de soupeser les caractéristiques ethniques, sociales, sexuelles, etc., de son interlocuteur et de se censurer en fonction de ces critères ? Et si on pouvait se relever et parler à voix haute ? »

La vitalité et l’avenir de la France dépend de la capacité des français à se relever pour dire « assez » et ainsi renouer avec le génie d’une France « éternelle et fragile ».


Andreï Makine, « Cette France qu’on oublie d’aimer », édition Flammarion, collection Café Voltaire, 103 p., 12 euros

Que reste-t-il de la « France éternelle » ? L’auto flagellation, la repentance, et le déclinisme sont devenus des figures à la mode. De rentrées « littéraires » en « unes » de magazines ces anathèmes prospèrent à tel point que nos compatriotes ont petit à petit oublié d’aimer leur pays.

Cet amour on le retrouve dans les yeux et sous la plume d’Andreï Makine, sibérien de naissance et français d’élection. L’ancien prix Goncourt, dans une courte profession de foi, nous guide à travers « certaines idées de la France ».

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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