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Une volonté de réformer qui ne doit pas se laisser entraver

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Une volonté de réformer qui ne doit pas se laisser entraver

Aujourd’hui, mardi 3 juillet 2007, à l’occasion de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre, François Fillon, a rappelé qu’il souhaitait faire de la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche la « priorité absolue » du gouvernement.

Un engagement financier sans précédent

Celle-ci se traduira en premier lieu par un effort budgétaire sans précédent qui verra le gouvernement affecter 5 milliards d’euros supplémentaires en faveur de l’enseignement supérieur à l’horizon 2012. Concernant la recherche, François Fillon s’est engagé à faire « tendre à 3% la part du PIB qui lui est consacrée » et, afin d’accroître les efforts des entreprises, à mettre en place « une simplification radicale du crédit impôt recherche ».

Au-delà de la question des moyens, l’UNI (droite universitaire) se réjouit, plus généralement, des intentions affichées aujourd’hui par le Premier ministre dans lesquelles elle retrouve un certain nombre de ses propositions : « favoriser l’insertion professionnelle des étudiants », privilégier « la sélection par l’orientation et le mérite plutôt que celle par l’échec », « promouvoir l’excellence des masters », etc…

L’autonomie : une première réponse à la paralysie des universités

Alors que depuis plusieurs années les universités françaises chutent dans les classements internationaux, le chef du gouvernement a fait savoir également qu’il souhaitait lutter contre « le statu quo institutionnel » qui les paralyse. Le projet de loi « portant organisation de la nouvelle université » constitue donc une première réponse qui leur permettra de disposer d’une gouvernance « renforcée », de responsabilités financières et pédagogiques « accrues », et de la dévolution de leur patrimoine.

La nécessaire fidélité à l’égard du projet présidentiel

Si l’UNI réaffirme son attachement à l’orientation générale du projet de loi elle tient toutefois à mettre en garde le gouvernement contre tous les groupes de pression qui tentent d’ores et déjà de le dénaturer.

C’est pourquoi, dans le cadre du débat parlementaire qui s’ouvrira la semaine prochaine au Sénat, l’UNI se montrera particulièrement vigilante quant à l’application des grands principes de la réforme (respect de la pluralité de la représentation étudiante et des disciplines universitaires, non politisation des procédures de recrutement des enseignants-chercheurs, etc…) afin que le Parlement respecte scrupuleusement le cap impulsé par le Président de la République.

C’est d’ailleurs précisément ce que l’UNI rappellera jeudi prochain aux membres de la commission des affaires culturelles du Sénat lors de son audition sur le projet de loi relatif à la réforme de l’autonomie des universités.

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Publié par Alexandre

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