Est-ce l’approche du congrès du PS qui pousse la mairie de Paris à s’opposer aux stages de soutien scolaires ?

Est-ce l'approche du congrès du PS qui pousse la mairie de Paris à s'opposer aux stages de soutien scolaires?

Alors que la ville de Paris a signé une convention avec le rectorat pour organiser des stages de remise à niveau en primaire lors des vacances scolaires, elle vient de faire savoir qu’elle souhaitait suspendre cette convention pour l’année prochaine.

Lors des vacances du printemps dernier, une première session avait été organisée sans incident. Ce dispositif permet à des groupes de 6 élèves (CM1 et CM2) de suivre un programme de remise à niveau dans les matières fondamentales que sont le français et les mathématiques. Celui-ci se déroule en trois périodes réparties ainsi : une semaine pendant les vacances de printemps, une semaine début juillet et une semaine fin août. A la fin du stage, des tests sont réalisés afin de mesurer les progrès de l’élève. (Pour en savoir plus).
Au niveau national, le dispositif est un succès. 22 000 modules ont été institués dès la première session. Et il devrait permettre à 130 000 élèves en difficulté de bénéficier d’un soutien scolaire gratuit afin de redonner de « la chair » et du sens au principe d’égalité des chances.

Le changement brutal de politique de la mairie de Paris dans ce dossier ne peut que susciter des interrogations. Est-ce réellement cette mesure qui est en cause ? L’approche du congrès socialiste et la nécessité pour le maire de Paris d’apparaître comme un opposant pugnace à la politique gouvernementale, n’est-elle pas la véritable raison de ce revirement ?

On ne peut que se poser la question quand on se rappelle avec quel zèle Bertrand Delanoë s’était déjà opposé à la mise en place à Paris du service minimum d’accueil dans les écoles. L’UNI ne peut que regretter l’instrumentalisation des élèves parisiens dans une stratégie personnelle et politicienne.

L’UNI condamne fermement la position de la Mairie de Paris de suspendre sa convention avec le rectorat de la capitale car ce sont les élèves les plus en difficulté et les plus démunis qui en seront les premières victimes.

L’UNI demande à la Mairie de Paris de revenir sur sa position afin de permettre aux élèves les plus en difficultés d’avoir accès à ce dispositif de soutien gratuit et public.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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