La Rochelle

Les cours ont repris à l’université de la Rochelle

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Les cours ont repris à l'université de la Rochelle

Les enseignements ont repris normalement ce matin, vendredi 30 novembre 2007, à l’université de La Rochelle et toutes les UFR sont ouvertes, confirment l’établissement et l’Unef locale. La veille, jeudi, une assemblée générale d’environ 800 étudiants a voté à main levée et à une très large majorité contre le blocage du site. Les quelques dizaines d’étudiants grévistes qui avaient établi leurs quartiers dans les locaux de la Flash (faculté de lettres, langues, arts et sciences humaines), nuit et jour, depuis la mi-novembre, ont quitté ces bâtiments hier soir. L’université a relevé des premiers dégâts suite à cette occupation : beaucoup de tags sur les murs mais aussi des boîtiers de sécurité alarme incendie cassés à l’UFR de sciences.

Les étudiants de la faculté de droit, plutôt réfractaires à l’occupation des lieux, étaient venus nombreux à l’AG, confirment diverses sources étudiantes. L’UNI était présente à la tribune et s’était impliqué pour la première fois dans l’organisation, elle avait distribué banderoles et autocollants affichant le message "contre le blocage". "Nous ne voulions pas que comme lundi, une assemblée d’une centaine d’étudiants de la Flash décide seule du blocus de toutes les composantes de l’université", répond Maxime Domercq, le responsable local du syndicat de la droite universitaire.

Des étudiants proches du comité de mobilisation, l’Unef et l’université précisent que cette assemblée générale s’est déroulée dans une certaine confusion, dans le brouhaha et que les débats n’étaient pas vraiment construits ; la majorité des étudiants présents venant surtout pour trancher la question du blocage. "Il a été impossible de parler du fond, de la loi. Dès qu’un étudiant essayait de prendre la parole sur ce point, il se faisait huer, ce qui ne s’était pas produit lors des AG précédentes", raconte Pierre, un étudiant inscrit en préparation au Capes. Selon lui, les membres de l’UNI présents à la tribune ont très vite mis aux voix la question du blocage. Une version que ne confirme pas Maxime Domercq : "on a débattu de la loi et nous n’avons voté les modalités d’action qu’en fin de séance", affirme-t-il.

RÉUNION D’INFORMATION

La présidence de l’université avait annulé les cours hier jeudi de façon à permettre à un maximum d’étudiants de participer à cette assemblée générale. Mercredi, elle avait organisé une réunion d’information à partir de 15 heures, pour présenter le contenu de la loi LRU et ses conséquences. L’amphithéâtre de 400 places qui accueillait ce débat, animé par les vice-présidents, était à moitié plein, explique Thomas Thimonier, le président de l’Unef La Rochelle. Il juge cette réunion "inutile et peu rassurante" : "Chaque fois que les étudiants demandaient des réponses précises, notamment sur les moyens donnés pour mettre en œuvre la loi à La Rochelle, on nous répondait : ’on applique le texte vite parce qu’on fait le pari de…, on espère que…’ "

Même si le blocage des locaux est levé, même si les propositions de la ministre pour les étudiants sont intéressantes, la loi continue d’inquiéter, estime-t-il. À l’issue de l’assemblée générale hier, certains étudiants étaient convaincus qu’il fallait continuer la grève. Du côté de SUD-Étudiant, on parle d’une possible prochaine assemblée générale pour mardi 4 décembre.

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Publié par Mathieu M

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