Enfin, un système de prêts adapté aux étudiants !

Enfin, un système de prêts adapté aux étudiants !

Alors que plus de la moitié des pays de l’OCDE proposent, en complément du système de bourses, des prêts garantis par l’Etat pour financer les études de leurs ressortissants, les étudiants français ne peuvent pour l’instant pas bénéficier d’un tel système.

En effet, les pouvoirs publics, sous la pression de certains syndicats étudiants, avaient exclu cette solution ou l’avaient marginalisée à l’image des prêts d’honneur restés confidentiels. Pourtant ces prêts, quand ils sont bien adaptés aux contraintes et aux réalités des étudiants (taux réduits, remboursement différé et fonction du revenu futur, caution et garanti de l’Etat), sont véritablement plébiscités. Ainsi, l’ensemble des étudiants norvégiens, 80% des suédois, 79 % des australiens, 42 % des danois ont bénéficié de ce type d’aide (source Regards sur l’éducation OCDE 2007). Ce n’est, d’ailleurs, pas un hasard si ces pays sont aussi ceux où l’enseignement supérieur est le plus démocratisé. En effet, la mise en place d’un système de prêts garantis par l’état permet d’assurer l’égalité des chances entre les étudiants, comme l’ont montré les études de l’OCDE.

L’UNI, qui milite depuis plusieurs années pour la création d’un système ambitieux de prêts étudiants, avait été entendue durant la campagne présidentielle 2007. Nicolas Sarkozy avait inscrit cette proposition dans son programme.
L’UNI salue aujourd’hui l’initiative de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de créer enfin un système de prêts étudiants.

Ce système devra permettre d’assurer, grâce à la garantie de l’état sur les cautions, une parfaite égalité de traitement entre l’ensemble des étudiants qui désirent souscrire un prêt. Aujourd’hui, les étudiants des grandes écoles bénéficient plus facilement que ceux issus de l’université de prêts aux conditions avantageuses.

La mise en place d’un système de prêts devra aussi permettre aux étudiants issus des classes moyennes, jusqu’à présent exclus du système d’aide sociale français de bénéficier d’une aide pour financer leurs études. Dans les pays où ce dispositif a déjà été mis en place, il a permis de rendre plus accessibles les études. En effet, il a été démontré qu’en allouant des crédits pour garantir ou subventionner des prêts, l’effet de levier est beaucoup plus important que si ces sommes étaient simplement destinées aux paiements de bourses, ce qui permet d’aider plus d’étudiants.

L’UNI veillera à ce que les taux proposés et les modalités de remboursement soient adaptés et attractifs. L’UNI invite les banques à jouer le jeu et rappelle que les étudiants sont pour elles de futurs clients à séduire.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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