Reims

Fin des grèves du service communal à Reims

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Fin des grèves du service communal à Reims

Personnel communal :
la grève est suspendue

Les manifestants ont obtenu satisfaction concernant plusieurs de leurs revendications. Quatrième grève en l’espace d’une semaine pour le personnel communal. Hier, un accord a été trouvé entre l’intersyndicale CGT-Sud et Adeline Hazan. La grève est suspendue.
HIER, pour la quatrième fois en moins d’une semaine, les salariés de la Ville, de Reims Métropole, du CCAS et de la Caisse des écoles étaient en grève. En effet, les trois précédentes actions n’ayant débouché sur aucun accord, le mouvement a donc été prolongé et une nouvelle fois suivi massivement (600 à 700 personnes).
« Direction la Caisse des écoles et ensuite Reims Métropole ! Il faut donner nos tracts aux Rémois sur le chemin ! » dit au micro un représentant syndical aux grévistes.

C’est ainsi que le cortège s’est rendu dans les locaux de la Caisse des écoles faisant irruption dans une salle où se tenait une réunion à laquelle participait l’adjoint à l’Education, Jacques Meyer. Après quinze minutes de vacarme, les grévistes ont repris la route vers Reims Métropole, laissant Jacques Meyer les cheveux pleins de confettis. A Reims Métropole, les volets métalliques étaient baissés volontairement pour empêcher les manifestants d’entrer dans les lieux. Ils ont alors décidé de rebrousser chemin quand d’un seul coup les rideaux se sont ouverts, un salarié qui se trouvait à l’intérieur leur ayant donné un petit coup de pouce. Et là rebelote, tout le monde a envahi les couloirs dans un boxon mémorable.
Une chaîne humaine autour de la mairie

À noter que durant le passage à Reims Métropole, un individu s’est introduit dans la manifestation, le visage caché par une écharpe et une capuche. Celui-ci a aspergé une secrétaire avec une bombe de désodorisant. Il a ensuite déclenché l’alarme incendie avant de bousculer une dame. Quelques grévistes l’ont dégagé du cortège. Les choses étant rentrées dans l’ordre, les grévistes se sont ensuite rendus devant la mairie, où une nouvelle surprise les attendait : toutes les portes de la mairie étaient fermées.

« Cela est intolérable, la maire confond la mairie avec un bunker. Elle ferme la mairie alors que certains collègues qui désirent sortir sont bloqués à l’intérieur. Nous avons rendez-vous avec Hazan pour les prochaines municipales et là croyez-moi, nos voix, elle ne les aura que dans ses rêves », affirme un salarié en grève.
Mais le problème, c’est que le fait de fermer les portes a plus dérangé les administrés que les grévistes. Exemple avec cette mère de famille venue pour faire des papiers.

« Je viens de téléphoner à la mairie. On m’a dit que c’était fermé à cause des grévistes, mais un manifestant m’a expliqué la situation. En fait, cette équipe municipale déçoit vraiment beaucoup. Moi, je travaille pour les maisons de quartier et nous sommes tous déçus, je comprends bien les grévistes », explique-t-elle.

Une chaîne humaine a été organisée tout autour de la mairie, puis les manifestants se sont postés devant toutes les entrées de la mairie au cas où une porte s’ouvre mais la seule porte ouverte fut l’entrée principale quand Adeline Hazan accepta enfin de rencontrer une délégation.

« Ça y est, c’est fini ! La maire a accepté d’inclure les salariés du CCAS et de la Caisse des écoles mais aussi de travailler sur la résorption de la précarité. Les agents pourront la rencontrer lors de quatre réunions, elle l’a promis », rapporte Vincent de la CGT.
La maire de Reims aura tout de même cédé face aux pressions des manifestants même si tout ce qu’ils réclamaient n’a pas été accordé.

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Publié par Grégoire Crespin

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