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Pour les présidents d’université les primes doivent être automatiques !

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Pour les présidents d'université les primes doivent être automatiques !

Ce nouveau décret propose, en effet, une hausse de 50 % de la prime d’encadrement (qui était jusqu’ici de 18 300 euros) pour les présidents d’universités dont les établissements sont passés aux compétences élargies. Il propose, par ailleurs, un bonus pouvant aller jusqu’à 20 % supplémentaires accordés par le ministère sur la base de critères d’efficacité, de performance ou de réussite. C’est là, que le bât blesse pour les présidents : « nous sommes hostiles à cette part modulable », explique, par exemple Lionel Collet, président de la CPU (conférence des présidents d’université) au journal Libération.

Cette déclaration rappelle, une fois de plus, que les notions d’évaluation et de performance restent de véritables épouvantails pour une grande partie de la communauté universitaire qui lui préfère le confort du statut et de son égalité de traitement.

Cette préférence affichée pour l’égalité ne va pas jusqu’au renoncement à toutes formes de privilèges. Il serait regrettable d’abandonner cette surprime de 20 % au nom d’un simple principe. C’est pour cela que Lionel Collet demande à ce que « cette part soit incluse dans la prime fixe. » Il fallait y penser, mais surtout avoir le culot de le proposer.

Cette nouvelle action de lobbying du président de la CPU pourrait permettre à ses condisciples de bénéficier d’une hausse garantie de 70 % de leur prime actuelle qui atteindrait ainsi 31 110 euros par an.

Le principe des primes n’est justifiable que sur la base d’une évaluation sérieuse et en fonction de critères de performance. Ce n’est donc pas seulement une part de 20 % qui devraient être affectée en fonction de ces critères mais la totalité de cette prime.

La loi du 10 août 2007 sur les libertés et les responsabilités des universités (LRU) avait déjà considérablement accru leurs pouvoirs et leurs responsabilités, le décret du 16 juin 2010 fait maintenant exploser le montant de leurs primes.

Ce nouveau décret propose, en effet, une hausse de 50 % de la prime d’encadrement (qui était jusqu’ici de 18 300 euros) pour les présidents d’universités dont les établissements sont passés aux compétences élargies. Il propose, par ailleurs, un bonus pouvant aller jusqu’à 20 % supplémentaires

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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