Tour d’horizon : Eté meurtrier, effort et audace, rugby, affaires, socialistes (?), la mort d’un Etat…

Par UNI Archives

Le 21 septembre 2007 à 14h33

Image Tour d’horizon : Eté meurtrier, effort et audace, rugby, affaires, socialistes (?), la mort d’un Etat…

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L’été 2007 a été marqué par la mort de nombreuses personnalités remarquables, auxquelles nous voulons rendre hommage, sans que la liste soit exhaustive, ni les commentaires exclusifs. Et puis la rentrée politique et événementielle 2007 semble emportée par un vent de fraicheur et une envie de changement à tous les étages et dans tous les domaines : rejouissons-nous aussi, car la France est certainement à nouveau en mouvement !

1. Eté meurtrier

Les Arts, l’intelligence et le courage ont subi de rudes coups tout au long de cet été maussade et particulièrement meurtrier : acteurs, écrivains, scientifiques et penseurs, hommes d’esprit et d’action nous ont quittés, en laissant un grand vide dans la conscience collective…

Si aujourd’hui c’est au tour de Luciano PAVAROTTI, le plus grand ténor de la fin du 20ème Siècle et du début de celui-ci, de tirer sa révérence, il n’est que le dernier des hommes illustres à nous fausser compagnie.

Jean-François DENIAU, Bertrand POIROT-DELPECH, Henri TROYAT, Pierre MOINOT, René REMOND, Jean-Marie LUSTIGER et Pierre MESSMER ont endeuillé l’Académie Française. La politique, la culture au sens large, l’intelligence et le sens du devoir sont orphelines de tant de mérites. Et que dire des disparitions de Michel SERAULT et de Pierre-Gilles de GENNE, ou bien encore de Raymond BARRE et de Guy de ROTSCHILD, toutes personnalités éminentes et reconnues dans leurs domaines d’excellence ?

On permettra au présent rédacteur de pleurer plus particulièrement quelques-uns de ces disparus : Jean-François DENIAU, décédé en début d’année, dont la vie aux si mulitples facettes était un roman permanent : diplomate, politique, ministre, ambassadeur, homme d’aventures et aventurier, navigateur et humanitaire de premier plan, il avait aussi su bâtir une oeuvre romanesque et intellectuelle riche et foisonnante, intelligente et passionnante…

Jean-Marie Aron LUSTIGER, cardinal et archevêque de Paris, cet apôtre infatigable de la tolérance et de la foi victorieuse, cette éminence généreuse homme de dialogue malgré tout, ce Juif converti pour qui l’amour du Christ signifiait le partage et la joie, ce batailleur acharné au service des humbles et de Dieu, cet intellectuel Immortel dont le message et l’exemple de conviction ne peuvent qu’éclairer une réalité parfois si désespérante.

Pierre MESSMER, le fidèle, le combattant, le dévoué, l’amoureux et le serviteur de la France : Compagnon de la Libération, gouverneur de Côte-d’Ivoire, ministre de la Défense du général de GAULLE, promoteur de la dissuasion nucléaire, Premier minitre du président POMPIDOU, élu de la nation à tous les niveaux et pour tous les Français. Un exemple peut-être unique d’authentique « Gaulliste » !

Et puis Raymond BARRE. Le plus grand économiste de France était surtout l’un des observateurs les plus avisés et subtiles de ce qu’il avait baptisé un jour avec finesse le « microcosme » politique, financier et intellectuel -ou se disant tel. Evidemment, sa rigueur intellectuelle et sa droiture lui attirèrent les critiques des valets et des daubeurs professionnels, ces supplétifs si utiles aux lobbies et autres citadelles idéologiques et particulières de notre temps. C’est une parole libre et sereine qui va manquer dans le débat d’aujourd’hui, à l’heure de l’audace et de l’effort !

2. Effort et audace

Justement, effort et audace, deux concepts qui font peur aux habitués des privilèges et des prébendes, des prés carrés et des arrangements entre amis. Ecoutons les, ces syndicats et ces partis, ces mouvements et ces associations, tous de gauche bien sûr, qui hurlent à la mort de principes grandioses qu’ils s’amusent tous les jours à fouler sans vergogne !

Réformes des universités, de la fonction publique, des retraites, des diverses assurances, du système de chômage, du droit d’asile et d’entrée du territoire, renouveau militaire, etc., le gouvernement fait feu de tout bois, en respectant les promesses grâce auxquelles il a été élu, et cette vertu nous est présentée par les opposants comme le signe d’une « folie », d’une « duperie », ou d’un « mensonge » ! Au contraire, que ne serait-il pas advenu si le président Nicolas SARKOZY s’était enfoncé dans l’inaction ! Et les dépités de tout poil n’auraient-ils pas mieux fait de mettre eux-mêmes en pratique leurs programmes, plutôt que de tenter de dénoncer celui-là même que les Français ont choisi par 53% des voix ?

Effort et audace, et une méthode simple, celle de la franchise et de l’explication aux citoyens : il n’y aura pas de miracle autrement qu’en présentant clairement les enjeux à la population, pour que celle-ci adhère aux mesures adoptées, et tourne le dos aux agitateurs stériles et aux saboteurs invétérés (invertébrés ?) qui ne cessent d’agiter le gri-gri de la manifestation ou du grand Soir… (Si, si, c’est pour demain bien sûr !…)

Effort et audace, et une méthode assumée !

3. Rugby

La coupe du monde de rugby 2007 se déroule majoritairement en France durant les mois de septembre et octobre, et chacun espère bien sûr que l’équipe nationale réalise plus beau des parcours : champions du monde ? La douche subie face à l’Argentine (12-17) a refroidi quelques ardeurs, mais l’ensemble du pays s’est rallié à une aventure où la violence et la bêtise n’ont rien sali, et devant le spectacle de laquelle les familles peuvent tranquillement venir s’enthousiasmer ! Voir les supporters des diverses nations (20, de tous les continents) faire la fête ensemble au cours de troisièmes mi-temps rend plus abjects encore les souvenirs de hooliganisme et de morts qui endeuillent si souvent le football… Alors, vive le rugby, et allez les Bleus ! Mangez du Maoris !

(Au fait, l’entraineur Bernard LAPORTE deviendra secrétaire d’Etat au Sport à la fin de la compétition des Français : souhaitons-lui de commencer le plus tard possible !)

4. Affaires en tout genre

Visiblement, certains Pieds Nickelés de la politique ne comprennent pas les choses, ou font mine de ne pas les comprendre. Alors qu’ils sont politiquement morts, les cadavres certes pas exquis convulsent et déversent leur liquide nauséabonde. On leur trouve, pour certains, des vertus littéraires ? Qu’ils demeurent alors dans le monde du rêve, de l’essai et de la pensée, là où ils peuvent s’exprimer sans crainte. Et la politique leur dira merci.

5. Socialistes

Où êtes-vous ? Les meilleurs s’en sont allés, restent les tambouillards…

6. Vie et mort des Etats

Certains pouvaient penser que les Etats, tout comme les nations, ne peuvent pas mourir, et survivent à toutes les vicissitudes de l’histoire.

Depuis 1989 et la chute du Mur de Berlin, les exemples ont pourtant été nombreux de morts et de meurtres d’Etats : de l’URSS à la Yougoslavie, de la Tchécoslovaquie à l’Allemagne de l’Est, les suites de l’effondrement du bloc communiste ont été les plus mortifères de toute l’histoire. D’aucuns diront que, parallèlement, par conséquence inévitable, de nouveaux Etats sont venus personnifier les renaissances successives de nations autrefois inféodées ou martyrisées. Israël avait été le précurseur, les eéats issus de la Yougoslavie sont les derniers rejetons de ce mouvement spectaculaire.

Pourtant, si l’ensemble des pays ci-dessus cités peut être considéré comme le fruit d’une juste et heureuse délivrance des chaînes soviétiques, il semble aujourd’hui qu’une maladie nouvelle frappe certains ensembles jusqu’ici solides : le cas belge est l’illustration parfaite de ce nouveau type, étrange et détestable celui-là.

Car les puissances qui s’exercent ici sont nourries par la haine, l’exclusion, le nationalisme étroit, le sentiment d’étouffement et la paranoïa : ce cocktail terrible a pour résultats malheureux l’incompréhension de plus en plus grande entre les communautés constitutives de la Belgique, Flamands et Wallons, flamingeants et francophones. L’extrême droite grandit et attise ce feu dévorant, parvenant à faire adopter des décrets interdisant l’usage public du français (ville de Halle). La dauberie quotidienne entre communautés linguistique et économiques a abouti aujourd’hui à l’immobilisme et l’impossibilité politique de former un gouvernement.

Les Belges ont-ils conscience du grotesque de la situation, à l’heure de l’union du continent et de la nécessité de renforcer les liens étatiques pour faire face au terrorisme par exemple ? Reste le roi, dernier plus petit dénominateur commun, maintenant critiqué pour la charge financière que constituerait pour le pays sa liste royale ! Bien sûr, les prétendants à la présidence d’une Flandre indépendante se comptent par paquets de douze, et l’égoïsme et la démagogie règnent sans partage sur une arène politicienne de médiocre qualité.

La nation belge -dont beaucoup d’observateurs nient qu’elle ait jamais existé- vit là un moment douloureux et dramatique, exemple paroxystique de ce que l’égocentrisme des hommes de pouvoir peut donner, envers et contre tous les intérêts des Belges dans leur ensemble.

Un sursaut unitaire, ne pouvant venir que de la population elle-même, est-il encore envisageable ? Les prochaines semaines seront décisives pour le savoir. C’est toujours triste de voir un peuple se déchirer, et c’est terrifiant de le voir mourir peut-être…

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