Troisième dîner-débat de l’U.N.I.-Strasbourg du 29 janvier 2004

Par UNI Archives

Le 30 janvier 2004 à 10h00

Image Troisième dîner-débat de l’U.N.I.-Strasbourg du 29 janvier 2004

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L’U.N.I.-Strasbourg a organisé son troisième dîner-débat de l’année universitaire 2003-2004, le jeudi 29 janvier 2004.
La soirée avait pour thème « La Laïcité : Religions, Etat, Nation », et nous avons eu le plaisir d’accueillir et d’entendre Moïse ADJE, doctorant en Théologie Catholique, enseignant en Côte-d’Ivoire et candidat de l’U.N.I. à l’U.M.B., qui nous a présenté durant une heure passée trop vite, son opinion sur cette problématique éminemment actuelle.

Son regard de théologien et d’historien, et d’Etranger, nous a permis d’envisager ce sujet polémique avec le regard neuf du spectateur, étonné et parfois scandalisé de ce qu’un tel débat puisse avoir lieu encore en France en 2004. Terre des Droits de l’Homme, la France ne devrait plus avoir à s’interroger sur un thème pareil, puisque, depuis 1789, l’Etat français a affirmé sa laïcité.

Pour notre orateur, c’est là un signe évident de la démocratie régnant dans notre pays, où l’on a le droit de remettre en cause, sans risque de représailles, les fondements même du contrat social nous liant ensemble.

En même temps, la multiplication des attaques contre les fondements de l’identité française, de la Nation française telle qu’idéalisée, reflète le malaise qui règne en France. Devant un monde en pleine mutation, parcouru par des forces destructrices et refondatrices aux volontés hégémoniques, le problème de la laïcité soulevé aujourd’hui, doit être envisagé comme une épreuve à surmonter, et qui ne pourra l’être qu’à partir du moment où les Français auront retrouvé toutes les raisons d’avoir foi en eux et dans le corps social que constitue la Nation française.

A l’heure de la construction européenne, de la globalisation des échanges et des mélanges des peuples, il est nécessaire de retrouver en soi l’âme française, pour ensuite dialoguer et échanger avec tous les peuples, en établissant une relation d’égaux à égaux, et non pas de dominés à dominants ou de « coupables honteux à victimes vengeresses »…

Texte de l’intervention disponible in extenso auprès de la Section.

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