Un chantage inacceptable

Par UNI Archives

Le 18 décembre 2008 à 16h09

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Mardi 16 décembre, devait avoir lieu le vote du budget de l’Université de Rouen. Le Conseil d’administration a été le théâtre de chantages inacceptables de la part des syndicats.


L’enseignement supérieur est une des priorités du gouvernement. Cela se voit par une hausse conséquente du budget au niveau national via différents plans (autonomie des Universités, plan réussite en licence, plan campus,…) et cela se traduit également dans chaque Université.

Ainsi à Rouen, les subventions de l’Etat s’élèvent à 29 529 094 d’euros, auxquels on peut ajouter 1 300 000 suite au plan exceptionnel de « mise en sécurité et d’accessibilité des locaux aux personnes handicapées ». En un an, l’augmentation de la participation de l’Etat est de 10%: du jamais vu.

Malgré cette hausse exceptionnelle, le Conseil d’administration a refusé de voter le budget 2009. En effet, il s’est prononcé contre les suppressions de postes de professeurs dont est affecté l’enseignement supérieur. L’Université de Rouen perd effectivement 8 postes.
Mais, il nous parait important de rappeler, que ladite Université connait une baisse d’effectif étudiant de l’ordre de 2000 depuis 3 ans (sans l’intégration de l’IUFM). Cette perte de postes va de paire avec la baisse d’effectifs et est, a fortiori, bien moindre.

Nous dénonçons donc cette inactivité de l’Université rouennaise. Dans le même temps, d’autres Universités françaises (Lille, Strasbourg,…) se modernisent et profitent pleinement de fonds supplémentaires grâce au plan campus. Elles choississent l’excellence. L’université de Rouen préfère la médiocrité.

Enfin, nous dénonçons les méthodes utilisées par les syndicats pour arriver à leurs fins. L’UNEF, via une poignée d’étudiants en lettres, a bloqué l’instance exécutive en les manipulant par des arguments venus d’un autre âge, notamment l’abrogation de la loi LRU. Cette posture va à l’encontre de toutes les règles démocratiques, qui leurs sont si chères, et paralysent en profondeur le bon fonctionnement de l’Université.

Lors de ce Conseil, nous avons également porté les revendications des étudiants d’IUT. Ils exprimaient depuis 3 semaines des craintes quant à la pérennité de leur filière et le maintien des diplômes. Nous avons présenté une motion demandant au conseil d’administration de répondre à leurs craintes. Les membres du Conseil n’ont pas souhaité se prononcer ainsi, car selon eux toutes les filières sont en danger.
Nous dénonçons par ailleurs cette attitude et cette faussée.

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