Un nouveau Gouvernement, pour faire quoi ?

Par UNI Archives

Le 3 juillet 2005 à 19h17

Image Un nouveau Gouvernement, pour faire quoi ?

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Le 29 mai dernier a été un séisme politique majeur, aussi bien au niveau européen qu’au niveau national, et la conséquence majeure que les média nous prédisaient depuis de longues semaines, a été le changement de Premier Minsitre : Jean-Pierre RAFFARIN, éreinté, a laissé sa place à dominique de VILLEPIN.

Et après ?

Quels vont être concrètement les effets visibles de ce changement de titulaire ? On peut espérer que seront enfin prises les mesures nécessaires à la transformation et à la réforme de notre pays sclérosé : libéralisation du marché, privatisations des secteurs protégés indûment, diminution de la masse fonctionnariale, baisse des impôts, lutte contre les délinquances de tous genre, etc.

Il faut peut-être envisager sérieusement de s’affronter aux si nombreux lobbies immobilistes tels les syndicats de la fonction publique, de l’enseignement ou des entreprises publiques, qui savent étouffer dans l’oeuf les initiatives innovantes et dynamiques. Prendre exemple sur Margaret THATCHER peut-être qui, en d’autres temps, fermement, lança une vigoureuse politique de modernisation d’un Royaume-Uni au bord de la faillite…

On rappelera à tous les « rêveurs » que le Mur de Berlin est tombé, et que le capitalisme est le régime naturel des sociétés, dans lesquelles l’initiative personnelle permet seule d’entretenir la machine économique : la bureaucratie d’Etat étouffante doit être supprimée et les personnels méritants redéployés dans les services utiles aux administrés, aux citoyens.

Le chantier de la réforme des mille et un impôts, taxes et redevances doit être entrepris avec force, pour réduire la pression fiscale générale, aussi bien nationale que locale, et rendre ainsi des marges d’investissements et de consommation aux employeurs et aux citoyens.

Les politiques étatiques dispendieuses doivent être réexaminées, et dans de nombreux cas annulées, au profit des infrastructures du pays (routes, aéroports, t.G.V., etc.), afin d’offrir les moyens matériels aux entrepreneurs d’exporter et aux acheteurs de se fournir le plus facilement possible.

On dira que tout cela est bien beau, et que ces quelques propositions et pistes sentent vigoureusement le « y-a-qu’à, faut-qu’on ». Certes, seulement les chantiers demeurent gigantesques, et leur liste, intacte depuis trop longtemps, prête à ce genre d’énumération à la Prévert…

Deux années nous séparent des prochaines échéances électorales : il est peu probable malheureusement que le nouveau Premier Ministre engage de telles réformes. 2005 est bien avancée et semble déjà perdue, et 2006 sera consacrée à la campagne électorale, dans laquelle, aujourd’hui, seul Nicolas SARKOZY semble susceptible d’avoir des chances à droite.

Ne nous trompons pas en effet : le 21 avril 2002 ne se reproduira plus. L’électorat de gauche sera mobilisé comme jamais, et votera utile. C’est à droite que le jeu se gagnera ou pas. L’union des candidats et des listes, ou en tous les cas le moins de dispersion possible, devra avoir lieu autour de l’homme le mieux placé pour gagner. Aujourd’hui, juin 2005, c’est Nicolas SARKOZY, demain ce devra être lui ou un autre, le tout étant que ce soit le meilleur de notre camps, voire celui qui aura simplement le plus de chances (car les mérites ne sont toujours la ganrantie du succès…).

D’ici là, le soutien à notre majorité sera essentielle, et le devoir d’explication primordiale auprès de notre électorat, en particulier les jeunes, qui seront la clef pour permettre de prolonger le temps des réformes, et empêcher le retour de la démagogie lobbyiste, c’est-à-dire la gauche.

MOREL Philippe & WEISSGERBER Elise

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