Une députée interpelle Najat Vallaud-Belkacem sur l’absence de dispositif anti-radicalisation à l’université.

Par UNI Archives

Le 27 janvier 2016 à 14h04

UNI

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Depuis avril 2014, plus de 7 500 cas de radicalisation ont été signalés aux services de sécurité français. Ce sont les jeunes qui sont particulièrement touchés : 857 cas ont déjà été signalés dans les écoles.

Malheureusement, la ministre se refuse toujours à étendre le processus de signalement de la radicalisation aux universités, créant ainsi un trou noir dans notre dispositif de renseignement, alors même que des étudiants ont pris une part active à des projets d’attentats ces dernières années.

C’est pourquoi, depuis des semaines, les militants de l’UNI se mobilisent pour demander l’extension de ces mesures de signalement à l’enseignement supérieur français.

220px-annie_genevard.png Ils viennent de recevoir un soutien de poids dans ce combat puisque Annie Genevard, députée Les Républicains du Doubs, a interpellé Najat Vallaud-Belkacem sur cette question grâce à une question écrite.

Voici le texte de la question qu’Annie Genevard a déposé :

«Mme Annie Genevard interroge Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le phénomène de radicalisation islamiste au sein des écoles. Le nombre de signalements a considérablement augmenté depuis 6 mois. La plupart des personnes recrutées en France pour faire le djihad en Syrie ont moins de 25 ans. Les jeunes sont donc la principale cible des recruteurs et de la propagande de l’État islamique. Or il semblerait qu’aucun dispositif de signalement n’existe pour les jeunes lorsqu’ils ne sont plus au lycée. Force est de constater que malheureusement les établissements de l’enseignement supérieur, comme les universités, n’échappent pas à ce fléau. Au lendemain des terribles attentats qui ont frappé la France, il est urgent de mettre en place tous les moyens possibles pour lutter contre ce phénomène. Aussi souhaiterait-elle que le Gouvernement étende le dispositif mis en place dans les collèges et les lycées à l’enseignement supérieur. Elle la prie d’une part de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière et d’autre part lui préciser les moyens qu’il mettra en œuvre à cette fin.»

Pour l’instant la ministre n’a toujours pas répondu !

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