Une Greve à Rennes II : Mode d’emploi

Par UNI Archives

Le 13 avril 2006 à 21h54

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Depuis la création de Rennes II peu avant 1968, les grèves des étudiants ont fréquemment marqué l’histoire du campus, montrant le conservatisme de l’extreme gauche par rapport aux réformes.
La durée des mobilisations, traduites le plus souvent par des blocages, est variables mais peuvent parfois être très contraignantes. Un blocage de l’université de Rennes II se déroule toujours suivant un scénario identique: un petit groupe d’étudiants syndiqués organisent à grand renfort d’affiches une réunion aux heures de midi dans le plus grand amphithéâtre (Chateaubriand).
Suivant le contexte médiatique(réformes politiques attentant soi disant aux « intérêts estudiantins ») les étudiants se rassemblent en plus ou moins grand nombre.

Lorsque l’amphithéâtre est trop petit pour contenir l’affluence, c’est que le mouvement « prend ». La réunion d’information se transforme ipso facto en assemblée générale où la part belle est faite aux arguments en faveur du mouvement et aux votes à mains levées.

Ce fut le cas en novembre 2003, lors de la réforme LMD, l’harmonisation européenne des universités. L’université fut alors bloquée pendant 5 semaines.

Actuellement, la mobilisation s’oppose au CPE, l’université, qui est à l’origine du mouvement, a été bloquée tellement longtemps que cela met en péril la validité de l’année universitaire.

Le 11 avril, l’AG vote la reprise des cours, mais
face à l’occupation jour et nuit des bâtiments par des squatters avec leurs chiens ainsi que de nombreuses dégradations (vol de matériel informatique, vitres brisées, portes enfoncées, slogans peints dégradants les murs), le président préfère jeudi 13 avril 2006 opter pour une fermeture administrative jusqu’à une nouvelle assemblée générale mardi 18 avril.

Le président de l’Université a indiqué qu’il redoutait un recours à la violence de part et d’autre et qu’il n’excluait pas le recours aux forces de l’ordre. Decision enfin prise par celui-même qui a soutenu les gréviste et à légitimé leur actions.

Le président de l’Université, se rend compte qu’il n’a été qu’un pion, maintenant écarté du jeu, et qu’il doit retourner sur Terre pour se mettre face à ses responsabiltés, entre autres dans la non application des décisions du tribunal administratif.

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